11 Décembre 2018

Congo-Kinshasa: Les professionnels des médias renforcés en capacité sur la mise en œuvre du Protocole de Maputo

Dans le cadre de la vulgarisation du Protocole de Maputo, Ipas, une ONG de défense des droits de femme en santé sexuelle et reproductive, a organisé du 7 au 8 décembre 2018, un atelier de renforcement des capacités des journalistes, à Selton Hôtel à la Gombe.

Durant deux jours des travaux intenses, une quinzaine des professionnels des médias des différents organes de presse ont été réunis dans la salle des conférences de Selton Hôtel, à Gombe. L'objectif de cette rencontre, a souligné Robert Wangachumo, Advisorpolic à Ipas/RDC, est d'évaluerles acquis de la formation précédente, approfondir les connaissances, et en tirer les leçons pour une mise en place d'un réseau des journalistes engagés dans la promotion et la défense des DSSR.

Tout est parti de la problématique de l'avortement clandestin à risque qui est aujourd'hui un fait réel, un véritable obstacle à la Santé publique ; mais ignoré par tous. Or, la ratification et la publ,Ipas, une Ong de défense et de la promotion des droits des femmes en SSR, a jugé important de renforcer les capacités des journalistes afin qu'à leur tour, qu'ils transmettent la bonne information à la population.

D'entrée de jeu, le représentant pays d'Ipas, Dr Patrick Djemo qui a présenté l'agenda des activités, a souligné que ces assises sont focalisées sur l'aspect légal de l'avortement et de la contraception.

D'après lui, c'est sur base de l'évaluation faite de la 1ère édition qu'Ipas a pensé organiser une 2ème édition. Car, a-t-il précisé, l'apprentissage est continue jusqu'à avoir des standards d'excellence. On a ajouté un aspect technique, purement journalistique par rapport au traitement des questions liées à la Santé sexuelle et reproductive de la femme et jeune fille, notamment l'avortement clandestin à risque.

Aussi, a-t-il saisi cette occasion pour présenter le programme d'Ipas, notamment son arrivée en RDC, sa mission ainsi que son fonctionnement.

À en croire le Program manager d'Ipas, Dr. Jean-Claude Mulunda, sa structure accorde beaucoup d'importance au partage de l'information. Car, a-t-il souligné, l'appropriation communautaire joue un rôle très dans le succès de tous programmes, particulièrement de la santé de la reproduction. C'est pour cette raison que tous les canaux de communication s'avèrent important pour faire passer le message. Informer la communauté pour qu'elle ait la bonne information.

C'est que nous attendons des journalistes, c'est la vulgarisation du Protocole de Maputo. C'est ainsi que nous les avons capacité afin de comprendre ce que la santé sexuelle et reproductive. Ainsi que les avantages pour les femmes d'avoir accès aux différents services de la santé sexuelles, reproductive, de la contraception ; ainsi que de soins complets de services d'avortement sécurisé.

La contraception est la prévention intentionnelle de la grossesse par des moyens artificiels ou naturels. Il a précisé que la contraception fait partie de la planification familiale.

Évoquant la question du Protocole de Maputo, plusieurs orateurs sont revenus sur ce sujet, notamment le Directeur Conseiller Technique au ministère du Genre, Jean-Alphonse Tshika Luaba qui a parcouru l'historique, le contenu et les attentes du ministère du Genre par rapport à ce protocole.

D'après lui, la signature du Protocole de Maputo marque une avancée significative pour les droits des femmes sur le continent. « C'est une richesse pour l'Afrique », a-t-il dit. Il a également passé en revue les 8 thématiques que compose ce protocole.

Dr Timothée Lunganga a, pour sa part, établi un lien entre la fécondité et le développement. Pour lui, il faut lutter contre la malnutrition chronique et maîtriser la croissance démographique en offrant des services de planification familiale. D'où, il soutient l'avortement mais à des cas précis dans l'article 14 du Protocole de Maputo.

Quant à la deuxième journée, Adélard Obul Okwess de l'Ifasic s'est attardé sur les techniques d'investigations en Santé sexuelle et reproductive.

Il a mis un accent sur les techniques d'investigation dont les enquêtes par immersion et par infiltration. D'après lui, malgré les résultats de l'enquête menée, il faut toujours passer par la vérification de l'information à travers les sources.

Notons que la journée a été sanctionnée par la structuration du réseau des journalistes en santé sexuelle et reproductive.

Congo-Kinshasa

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