11 Décembre 2018

Afrique: Banque mondiale - Un Rapport préconise la réduction des inégalités de genre au Mali, Tchad, Niger et Guinée

Avec une croissance estimée à 5,9 % en Guinée, 5,1% au Mali, 4,9 % au Niger et 3 % au Tchad en 2018, les perspectives économiques de la sixième édition du Bilan économique AFCW3* publiée aujourd'hui par la Banque mondiale, sont positives à moyen terme, malgré des risques sécuritaires, climatiques et sociaux.

Le rapport analyse en particulier les principales tendances de la dette publique qui a augmenté depuis 2010, du fait de la faiblesse des politiques macro-budgétaires, de l'accès à de nouvelles sources de financement et des chocs externes.

Faisant écho au rapport régional publié récemment sur le même thème, cette publication semestrielle aborde essentiellement les conséquences économiques et sociales des inégalités hommes-femmes dans ces pays, en particulier celles qui découlent du mariage précoce des filles et de leur décrochage scolaire.

Au Niger, plus de trois filles sur quatre sont mariées avant d'atteindre leurs 18 ans. Au Tchad, la proportion est de plus des deux tiers.

Au Mali et en Guinée, elle est de plus de la moitié. Or, ces pays affichent également les taux d'achèvement d'études secondaires parmi les plus faibles au monde pour les filles, avec seulement une fille sur dix qui achève ses études secondaires, alors qu'ils ont réalisé des progrès importants au primaire avec une augmentation du taux d'achèvement de 22,4%.

Le rapport note que même si d'autres facteurs, tels que le coût de la scolarité ou l'éloignement géographique des écoles, peuvent expliquer ce phénomène, les normes sociales sur le rôle des filles et le mariage précoce sont une cause importante.

Lorsqu'une adolescente doit quitter les bancs de l'école pour se marier, son faible niveau d'instruction aura des conséquences importantes tout au long de sa vie, notamment sur ses revenus et sur l'instruction de ses enfants.

Elle court également des risques accrus pour sa santé et celle de ses enfants du fait des conséquences de grossesses précoces et répétées.

En Guinée, au Mali et au Niger, le rapport relève que les enfants nés de mères âgées de moins de 18 ans risquent davantage de mourir avant l'âge de cinq ans et de souffrir d'un retard de croissance.

Mali

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