Congo-Kinshasa: La campagne de Martin Fayulu perturbée à Lubumbashi

11 Décembre 2018

L'opposant congolais Martin Fayulu a affirmé qu'il avait été empêché de tenir une réunion électorale mardi à Lubumbashi, dans le sud du pays. Son cortège a été été bloqué par des policiers.

A peine arrivé à Lubumbashi pour battre campagne, Martin Fayulu, le candidat de la plate-forme Lamuka, a compris qu'il n'était pas le bienvenu. Son cortège a été bloqué par la police alors qu'il se rendait à l'endroit prévu pour son meeting.

Une vidéo de son équipe de campagne le montre allongé sur le dos et encadré par Eve Basaiba Masudi, sa porte-parole.

"La situation est très grave ici. Nous avons atterri à Lubumbashi, il y a eu une forte mobilisation, car tout Lubumbashi était à l'aéroport. Nous avons essuyé des tirs de gaz lacrymogènes. La garde républicaine nous a tirés dessus. Je ne comprends pas. J'en appelle au Conseil de sécurité, à la SADEC, mais surtout à l'Union africaine. Où êtes-vous, pères de la démocratie?", s'interroge-t-elle dans la séquence.

Dans la foulée, des tirs retentissent et une autre vidéo montre un jeune homme blessé, la chemise ensanglantée, porté par d'autres personnes.

Il y a deux jours, l'avion de Martin Fayulu avait été empêché d'atterrir à l'aéroport de Kindu dans la province de Maniema, dans le centre. Cinq jours auparavant, le même scénario s'était déroulé avec Félix Tshisekedi.

L'autre opposant au régime a ainsi fait savoir que son avion avait été empêché d'atterrir dans la ville de Walikale, dans le Sud-Kivu, où il devait tenir campagne

Le pouvoir se défend

Mais pour André Alain Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle, il n'y a pas de volonté du pouvoir d'empêcher les opposants de conduire leur campagne électorale.

"Je ne vois pas une autorité civile ou militaire entraver le déroulement normal du processus électoral. Sur base de la constitution, tout candidat à l'élection présidentielle est libre de circuler dans sa circonscription. Ce sont des spéculations dans l'objectif de décrire une impression de chaos ou de complot généralisé contre les uns ou les autres", a indiqué le porte-parole de la majorité.

Certains analystes politiques mettent en garde contre un possible report des élections prévues le 23 décembre suite à nombre de revendications, notamment pour ce qui concerne l'usage de la machine à voter que défend le pouvoir, mais qui est rejetée par une partie de l'opposition.

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