Centrafrique: Coopération - Florence Parly réaffirme le « soutien » français à la Centrafrique

(Photo d'archives) - État-major des armées / armée de Terre en patrouille dans le cadre de l'opération Sangaris en Centrafrique

À l'occasion de sa visite de quarante-huit heures à Bangui, la ministre française des Armées a remis, le 11 décembre, quatre cents fusils d'assaut promis par son pays ainsi que des équipements amphibie aux Forces armées centrafricaines.

Florence Parly a réaffirmé le « soutien » de la France à la République centrafricaine (RCA), dans laquelle la Russie est de plus en plus présente. « La France est plus que jamais aux côtés de la Centrafrique. Je suis venue ici pour redire le soutien de la France à la Centrafrique », a-t-elle déclaré.

La ministre a aussi réaffirmé « la nécessité d'une action coordonnée avec la communauté internationale », en référence à l'initiative de paix menée par l'Union africaine (UA) dans ce pays, alors que la Russie a tenté d'engager un processus parallèle.

Rappelons que la France est intervenue militairement en RCA entre 2013 et 2016 pour faire cesser les violences de la coalition rebelle Séléka et les représailles des milices antibalaka prétendant défendre les chrétiens. Deux ans après, la quasi-totalité de ce pays de 4,5 millions d'habitants parmi les plus pauvres du monde reste contrôlée par des groupes armés qui combattent pour accaparer les ressources minières telles que l'or et les diamants et renforcer leur influence locale.

Le 3 novembre dernier, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a signé des conventions d'aide de vingt-quatre millions d'euros à Bangui pour contribuer à des paiements d'arriérés de salaires et de retraites, développer les territoires proches du Cameroun touchés par d'importants déplacements de la population et installer des ponts afin de désenclaver plusieurs régions.

En quelques mois, la Russie a investi tous azimuts en Centrafrique, ancienne colonie française, formant deux mille soldats et les aidant à se déployer dans certaines localités reculées du nord, du centre ou du sud-est. En effet, la ministre française des Armées, Florence Parly, a évoqué « la contribution positive » de la Russie dans ce pays qui doit cependant s'inscrire dans l'initiative africaine pour la paix. « Ce qui est important, c'est que l'aide apportée notamment par la Russie puisse respecter les règles qui sont posées au niveau de la communauté internationale et par les Nations unies », a signifié la ministre lors d'un point de presse.

Selon elle, « il est important également que cette contribution positive qu'un certain nombre de pays, parmi lesquels la Russie, apportent, puisse s'inscrire dans l'initiative africaine de paix qui est soutenue par l'Union africaine ».

La ministre française a, par ailleurs, tenu à « couper court à une mauvaise rumeur » sur le départ de la France, ex-puissance coloniale, de la Centrafrique. « La France n'est pas partie, la France est toujours présente sur différents terrains, militaire, diplomatique et sur le plan du développement. La France est là et elle le restera », a-t-elle assuré.

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