Burkina Faso: Défilé du 11-Décembre - Manga fidèle à sa réputation

Photo: fasozine
58è anniversaire de l'indépendance du Faso

C'est un défilé qui ne restera sans doute pas dans les annales, mais la tradition a été respectée hier à Manga. La ville hôte cette année des festivités du 11-Décembre a marché, le temps d'une matinée, aux pas de la parade civile et de celle militaire qui ont réuni 4500 participants et des forces obscures.

Le défilé de la fête nationale ne pouvait pas mieux débuter à Manga, ville qu'on dit emplie de sciences occultes, que par une note mystique. La troupe Guenguéré, en l'occurrence, a donné à voir une prestation troublante. On a vu notamment un guerrier traditionnel avaler un œuf et recracher aussitôt un poussin bien vivant.

De quoi troubler les adeptes du cartisianisme. Sans être couvertes de magie mais tout aussi talentueuses, les troupes Solidarité de Kombissiri et Kaya de Tiébélé ont contribué à leur façon, par leurs danses, à faire découvrir également le patrimoine culturel de la région du Centre-Sud qui abrite cette année les festivités du 58e anniversaire de l'accession à l'indépendance de l'ancienne Haute-Volta, actuel Burkina Faso.

4500 personnes ont participé à la traditionnelle parade, débutée par le défilé des 3000 civils qui ont fait découvrir par leurs tenues et leurs mises en scène, en couleur et en gestes, à l'image de ce géomancien venu de l'Est, la diversité culturelle, le savoir et le savoir-faire de chaque région ou composante de la Nation.

Le passage du Burkina en miniature devant le chef de l'Etat ainsi que des notabilités du pays et de la région a été bouclé par le lâcher de colombes des majorettes de Ouagadougou. Heureux hasard, l'un des volatiles s'est posé devant le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko, dont le pays était l'invité d'honneur à cette célébration.

Même les pigeons semblaient ainsi adouber le réchauffement des relations diplomatiques entre les deux pays après le coup de froid lié au mandat d'arrêt qu'avait émis le Burkina Faso contre le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro.

« Hamback », comme on l'appelle sur les bords de la lagune Ebrié, est venu au Pays des hommes intègres avec un bataillon de l'armée ivoirienne, qui a ouvert, juste derrière la Garde rouge burkinabè, le très attendu défilé militaire. Moment où toutes les composantes de l'armée communient avec la Nation.

Ce défilé, mieux maîtrisé que celui des civils, a été couronné par le passage des Unités spéciales de la police (UIP), de la gendarmerie (USIGN) et de l'armée de terre (25e RPC).

En pointe dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, elles ont été chaleureusement ovationnées par l'assistance, dont de nombreux Mangalais admiratifs devant le pas bloqué.

L'escadron motocycliste de la gendarmerie a ensuite donné quelques sueurs froides au public en réalisant des figures périlleuses, avant le défilé monté et motorisé qui a clos la parade.

Rendez-vous a été pris pour 2019 dans la région du Centre-Est, avec pour sa capitale Tenkodogo, qui a reçu dans la soirée le flambeau de la prochaine célébration de la fête nationale.

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