12 Décembre 2018

Congo-Kinshasa: Réaction de la MONUSCO après les évènements de Lubumbashi

Après les incidents d'hier à Lubumbashi (deux morts et des dizaines de blessés selon l'Acaj) et face à la dégradation du climat politique en RDC à l'approche des élections, Leila Zerrougui, la cheffe de la Monusco, réagit.

Que chacun prenne ses responsabilités, autant du côté du pouvoir que dans les rangs de l'opposition : la numéro un de la Monusco réagit ce matin sur RFI, notamment après les manifestations tragiques d'hier à Lubumbashi.

Deux personnes au moins sont mortes, d'après une ONG, après que les forces de l'ordre ont voulu disperser la foule qui attendait l'opposant Martin Fayulu. Mme Zerrougui appelle à ce que les circonstances exactes des évènements de Lubumbashi soient établies.

« J'ai demandé à mon équipe de réunir plus d'informations pour comprendre ce qu'il s'est passé, confie Leïla Zerrougui. Si c'est un comportement délibéré de la police, ce n'est ni dans l'intérêt du gouvernement ni dans celui-ci de la majorité.

Si ce sont des éléments qui ont provoqué ces incidents, que ce soit des gens qui viennent de la majorité et qui empêchent l'opposition ou l'inverse, il faudrait prendre des mesures pour sanctionner ce genre de comportement mais aussi pour les prévenir.

Parce l'opposition a le droit de s'exprimer, elle a le droit de rencontrer ses supporters, la majorité de même. Malheureusement, il y a eu Kindu et maintenant Lubumbashi.

Nous observons ce qu'il se passe à Kalemie. On nous a promis - le gouverneur de Kalemie et les personnes sur place - qu'il ne se passera rien, que M. Fayulu aura accès à ses supporters et que les activités se dérouleront dans les meilleures conditions. Nous espérons que cela se passera comme cela. »

« Chacun doit prendre ses responsabilités »

Mais malgré ce climat, malgré ces violences, la patronne de la mission onusienne se dit confiante pour le 23 décembre : « Je garde espoir, je continue de croire que l'on peut avoir des élections qui se tiennent dans des conditions correctes. Je ne dis pas que ce sera parfait.

Mais nous n'allons pas baisser les bras, nous allons continuer à plaider la sagesse, aussi bien auprès de l'opposition que de la majorité.

Chacun doit prendre sa part de responsabilité pour que les choses se passent bien. Je le répète : le gouvernement a la responsabilité du maintien de l'ordre, de laisser l'espace à ceux qui s'expriment.

Nous appelons la majorité et l'opposition à la sagesse, à l'importance d'une réaction apaisée. Nous pouvons aller à des élections apaisées. »

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