12 Décembre 2018

Burkina Faso: Justice - La France transmet au Burkina des archives sur la mort de Thomas Sankara

Ces dossiers ont été transmis aux autorités burkinabè le 9 novembre dernier dans le cadre de l'enquête sur la mort du président Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè tué le 15 octobre 1987, selon RFI.

Ces des documents ont été remis au juge burkinabè en charge du dossier, qui a commencé le travail de tri et de classification afin de faciliter leur exploitation.

Les avocats des différentes parties peuvent déjà les consulter.

Un deuxième lot de documents devrait suivre dans les semaines à venir. Dans un courrier, le juge d'instruction a déjà invité les avocats des différentes parties à les consulter.

Le 27 septembre dernier, le journal français «La Nouvelle Tribune» révélait que le président français, Emmanuel Macron, a levé le verrou sur «une partie des archives (... ) produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat (... ) couvertes par le secret national».

Ces documents «déclassifiés mais non encore transmis à la justice burkinabè» seront dans les prochains jours, transmis «au juge qui instruit le dossier de l'assassinat de Thomas Sankara», assassiné le 15 octobre 1987 dans des circonstances n'ont encore établies, annonçait le journal.

Président du Faso durant quatre ans, Thomas Sankara a été assassiné le 15 octobre 1987. Les circonstances de sa mort ne sont toujours pas clairement établies. Une enquête a été ouverte le 29 septembre 1997 à Ouagadougou suite à la plainte de la veuve Mariam Sankara.

L'enquête, relancée à la suite du départ de Blaise Compaoré du pouvoir, a permis d'inculper une quinzaine de personnes parmi lesquelles le général Gilbert Diendéré, homme de confiance de l'ancien président Blaise Compaoré pour "assassinat", le médecin qui a rédigé le certificat de décès et son secrétaire, et des civils.

Deux mandats d'arrêt internationaux ont été lancés contre Blaise Compaoré, réfugié en Côte d'Ivoire et Hyacinthe Kafando le chef du commando.

Le 28 novembre 2017 à Ouagadougou, le président français Emmanuel Macron avait déclaré qu'il avait «pris la décision que tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat, ... couvertes par le secret national soient déclassifiés et consultés en réponse aux demandes de la justice burkinabè».

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