12 Décembre 2018

Tunisie: Historique et mérité

Alors que l'ESS observait encore le round d'observation habituel avant d'entrer dans le vif du sujet et cherchait la meilleure approche de la zone de vérité adverse et les éventuelles failles dans la stratégie de jeu mise en place par les frères Kaïs et Chaker Zouaghi, l'arrière central Alaâ Bouslimi leur offrit une opportunité inattendue et la solution dans un temps idéal pour ouvrir la marque en détournant le ballon de la main en pleine surface.

Un cadeau inespéré que ne refusa pas Yassine Chikhaoui en transformant le penalty accordé par M. Ben Salah, Sadki Debchi plongeant à droite et le cuir mis astucieusement sur sa gauche (9e). Pour une douche froide, c'en fut bien une pour les «Rouge et Noir», qui ont mis 35 minutes pour en revenir, aidés, il faut le dire, par des Etoilés levant le pied, pensant la victoire facile, voire acquise comme en témoigne ce coup de tête bizarrement raté par Amine Chermiti pourtant libre de tout marquage (22e). Les protégés de De Wilde-Zaâboub regretteront énormément cette belle occasion loupée de tuer prématurément le match quand Zouhaïr Attia, d'une jolie talonnade dans l'intervalle de l'axe Jemal-Boughattas déboussolé, sert sur un plateau le milieu de terrain Saïdi surgi de l'arrière qui n'éprouve aucune peine à tromper d'un tir croisé bien ajusté du pied gauche le portier Bdiri (43e). Un véritable tournant psychologique dans le match pour les Gabésiens, qui leur redonna de la couleur et un tout autre visage séduisant et surtout conquérant, voire transcendant.

Firas Ghouma, bourreau de l'Etoile

Ce réveil tonitruant va être concrétisé à la perfection par deux buts inscrits en l'espace de deux minutes. L'arrière central Firas Ghouma reprend de la tête sur corner, imparablement dans les buts étoilés (64e) et Zouhaïer Attia, profitant de l'état de panique et d'incompréhension dans la défense sahélienne, triple la marque dans la foulée (66e). Un retournement de situation impensable, voire théâtral qui eut raison d'une Etoile qui n'a pas, à coup sûr, bien préparé ce match décisif, croyant que cette «Zliza», dos au mur, n'avait pas les ressources mentales nécessaires et les ailes pour lui barrer le chemin du succès et était une proie facile. Les deux frères Zouaghi ont frappé d'une pierre deux coups. Ils ont joué un bien mauvais tour à leur ancienne équipe qui était dans la peau de favori et redonné sourire et espoir à leur nouveau groupe qui était sur le point de sombrer dans le bas du tableau et d'entrer dans une période des plus douteuses et des plus incertaines.

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