Tunisie: Boîte de pandore ou caverne d'Ali Baba ?

12 Décembre 2018

Cette décision rejoint celle qui a cours au sein de la communauté européenne. Pour en connaître l'impact, une étude a été effectuée et elle a mis en relief l'aspect positif de cette décision qui n'est pourtant pas aussi bien appréciée par exemple en Espagne qu'en France ou en Angleterre.

La raison est très simple : les jeunes joueurs qui n'ont pas trouvé preneurs en France, se prévalant de leur excellente formation de base, sont immédiatement recrutés par des clubs anglais, belges, allemands et autres. Ces jeunes, poussés vers la sortie à la suite des recrutements qui donnent la priorité aux vedettes déjà confirmées, ont tenté leurs chances ailleurs. Et ils ont réussi à s'imposer au point de devenir incontournables. C'est la raison pour laquelle nous voyons apparaître de temps à autre des «noms» inconnus, qui viennent s'imposer et que leurs clubs d'origine s'empressent de reprendre à coups de milliards.

Le même phénomène...

Le même phénomène, toute proportion gardée, a lieu en Tunisie. Nous avons actuellement en circulation à l'étranger, prés d'une vingtaine de joueurs qui ont préféré le changement d'horizon au banc des remplaçants ou le désintéressement de clubs beaucoup plus portés vers des joueurs subsahariens modestes, au risque de donner des chances à un jeune. Un filon qui pourra peut-être rendre service et ouvrir les yeux de bien des dirigeants qui s'acharnent à aller acheter de la vieille ferraille ou des éléments dont ils ne pourront jamais rien tirer.

Nous pensons qu'à la faveur de cette opportunité, de nombreux jeunes iront tenter leurs chances et... ils risquent de réussir. Les clubs égyptiens, potentiellement plus solides financièrement parce qu'adossés à de grosses entreprises ou subventionnés par l'armée ou d'autres corps constitués, seront à l'affût de la bonne affaire.

Mais quelle sera la part de nos clubs ? Est-ce la bonne affaire ou des complications en vue ?

Ce qui est certain, c'est que cette ouverture donnera une bouffée d'oxygène à des dizaines de jeunes de bon niveau, qui ont été, pour une raison ou une autre, barrés par des éléments qui ne les valent pas, mais que des agents de joueurs ont su placer ou tout simplement par des décisions unilatérales injustes.

Si nous prenons en considération le nombre de jeunes ayant appartenu aux différentes sélections maghrébines, nous constatons que la majorité d'entre eux se perd en route.

Cette opportunité peut leur ouvrir la porte, soit pour un retour aux premières loges de leurs équipes d'origine, soit au sein même de l'équipe nationale.

En tout état de cause, cette ouverture qui s'est effectuée aussi bien dans le domaine de l'arbitrage que dans celui de la libre circulation des joueurs maghrébins est une bonne chose.

Cela prouve qu'au niveau du sport, la solidarité maghrébine n'est pas un vain mot.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.