Sénégal: Kaolack - Appel du SUTSAS à rompre le contrat entre l'hôpital régional et le laboratoire d'analyses

12 Décembre 2018

La volonté du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l'action sociale (Sutsas) d'annuler le contrat de services établi entre l'hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack et le laboratoire d'analyses «Bio Amarie» risque de ne pas prospérer.

Après avoir déjà posé cette décision du directeur comme motif de revendications, à cause disent-ils des importantes sommes d'argent versées périodiquement au laboratoire depuis la signature du contrat en août dernier, ces syndicalistes finissent par soupçonner que beaucoup de leurs requêtes ne parviennent pas à être satisfaites du fait de ce partenariat jugé infructueux.

Une supputation qui, depuis un certain moment, plonge le directeur de l'Hôpital tout comme son collègue du laboratoire d'analyses dans tous leurs états, mais également a adopter une position de riposte.

Ainsi, lors d'une rencontre tenue, hier mardi, avec la presse, la directrice du laboratoire d'analyses «Bio Amarie», le Dr Ndèye Penda Ndiaye, a apporté quelques précisions et éclaircissements concernant cette affaire.

Elle estime, en effet, que la convention qui lie aujourd'hui l'hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse et son laboratoire revêt plus un intérêt social qu'économique.

«Elle a été initiée dans le but de répondre positivement aux déficits et autres ruptures constatés au niveau de l'hôpital. Elle contribue à assurer la continuité des services relatifs aux analyses médicales, la biologie médicale.

Cela veut dire que s'il y a des machines qui tombent en panne, comme il est le cas dans la plupart des laboratoires, le travail ne doit pas s'interrompre. Il doit se poursuivre jours et nuits sans relâche.

Présentement, au niveau de l'hôpital, beaucoup de machines connaissent un problème de maintenance et le personnel qui est sur place ne se limite qu'aux prélèvements avant d'envoyer les échantillons dans nos services.

Pourtant, il existe des contrats de maintenance qui sont noués avec les sociétés de distribution de réactifs. Ces contrats sont très lourds pour les hôpitaux et sont souvent sources de contentieux et finissent par la rupture.

Par conséquent, dans cet hôpital, la plupart des appareils ne fonctionne plus et les paramètres qu'ils utilisaient sont d'urgence transmis au laboratoire pour la suite des besoins», précise Dr Ndèye Penda Ndiaye.

Se prononçant, toutefois, sur le fond du contrat liant son service à l'hôpital régional, la directrice du laboratoire d'analyses de Kaolack confie: «tout le monde sait que les laboratoires privés coûtent cher. S'il arrive que ce genre de structure travaille avec les centres hospitaliers, cela peut susciter beaucoup de questions.

Toutefois, en paraphrasant ce contrat, nous avons renoncé à la plupart de nos intérêts en fixant des tarifs réduits à moitié et parfois même au triple. Il arrive même, dans certains cas de service, que l'hôpital gagne plus que nous, alors que c'est nous qui faisons le gros du travail.

Mais, on compte sur le nombre pour s'en sortir. Pour les paramètres d'urgence aussi, nous n'essayons même pas de parler d'argent, nous avons toujours privilégié le résultat, et notre souci est de stabiliser toute la région de Kaolack en analyse médicale», fait-elle comprendre.

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Plus de: Sud Quotidien

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