12 Décembre 2018

Congo-Brazzaville: Sécurité alimentaire et nutritionnelle - Le parlement congolais affecte une partie de son budget à la lutte contre la faim

Au moins 0,5% des budgets respectifs du Sénat et de l'Assemblée nationale sera versé à la caisse d'une nouvelle plate-forme, l'Alliance parlementaire congolaise pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Apcsan).

La contribution financière des parlementaires à la lutte contre la faim a été décidée, le 12 décembre à Brazzaville, lors d'une rencontre de l'alliance. À l'issue de leurs échanges, les parlementaires ont adopté un plan d'actions pour la période 2019-2021, dont l'appui à la promotion des politiques et programmes de sécurité alimentaire, l'établissement d'un cadre législatif et la création d'un espace multiacteurs.

En effet, selon des chiffres de l'Institut national de la statistique et de l'Unicef, plus de 14,2% des ménages congolais souffrent d'une insécurité alimentaire sévère ou modérée et 73,6% des ménages connaissent une sécurité alimentaire aléatoire. En somme, d'après la même source, près de 88% des Congolais n'ont pas accès à une sécurité alimentaire adéquate et durable.

Des données qui inquiètent les élus du peuple, selon le président de l'Assemblée nationale, Isidore Mvouba. Aussi l'alliance veut-elle pour autant appuyer la politique du gouvernement sur les questions agricoles, pastorales, halieutiques et environnementales. « Notre rôle, en tant que législateurs, est d'investir dans tous les domaines concernés par la question de la sécurité alimentaire qui revêt une dimension transversale », a assuré Isidore Mvouba.

L'activisme des élus nationaux est salué par les partenaires techniques et financiers du pays parmi lesquels l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La République du Congo est en bonne voie pour atteindre l'objectif faim zéro d'ici 2030, a estimé Suze Percy Filippini, la représentante résidente de la FAO au Congo.

Les parlementaires s'imprègnent de la politique gouvernementale

Les membres de l'alliance ont voulu, en outre, connaître davantage des actions de l'exécutif en faveur du monde rural et de la réduction de la pauvreté. A cet effet, le ministre d'Etat en charge de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, Henri Djombo, et son collègue des Affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le Parlement, Pierre Mabiala, ont dû se présenter le même jour devant les membres de l'Apcsan.

Un Plan national de développement agricole pour les cinq prochaines années a été adopté mais le gouvernement cherche encore les moyens de sa mise en œuvre, a indiqué le gouvernement. Ce document s'appuie sur l'action paysanne, à travers l'assistance aux petits et moyens producteurs, à l'entrepreneuriat coopératif ainsi que sur le soutien aux grandes fermes agropastorales et halieutiques privées.

« En raison des difficultés financières que traverse le pays, les structures techniques sont paralysées et n'arrivent plus à assurer le service minimum d'encadrement des agriculteurs, éleveurs et des pêcheurs, qui se sentent de plus en plus abandonnés. En plus, l'assistance des acteurs paysans n'est encore fournie que dans le cadre des projets financés par les partenaires au développement », a indiqué Henri Djombo.

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