12 Décembre 2018

Congo-Kinshasa: Des relations diplomatiques entachées - Le pays vers une autarcie au rythme apocalyptique

Des grabuges, altercations et démêlés diplomatiques entre la RD. Congo d'avec plusieurs pays occidentaux et organisations internationales fusent de plus en plus. En effet, après des échanges radicaux et virulents avec la Belgique ainsi que des mesures contraignantes sorties du tiroir du Conseil de Sécurité des Nations Unies accompagnées de celles du Gouvernement américain, le Conseil de l'Union Européenne a, pis encore, prorogé d'une année ses sanctions, prises successivement à la fin 2016 et mi-2017, contre quatorze autorités congolaises.

Cela, nonobstant le fait que le Gouvernement congolais, par le truchement de son Ministre d'Affaires Etrangères, Leonard She Okitundu, ait appelé, illico presto, à la levée desdites décisions et ce, tout en vociférant avec l'argument de la souveraineté de l'Etat. Déjà, le Congo avait, eu égard aux rapports plutôt déconcertants avec ses pairs, levé l'option de se suffire à lui-même. La preuve n'est point à puiser dans les confins de politique congolaise mais simplement par le fait que le pays s'est, malgré l'insuffisance, semble-t-il, des ressources budgétaires, décidé d'organiser, sans les aides externes, les élections, d'ailleurs, fixées à l'inéluctable date du 23 décembre 2018. Cependant, à mieux scruter le déroulement même de la situation politique, sociale et économique, cette démarche de l'autarcie risquerait de conduire la RD. Congo vers un chaos pluridimensionnel d'autant que, si la pomme de discorde n'est point coupée, elle ne recevra, même si elle en a besoin, surtout qu'elle en aura tôt ou tard besoin, des appuis des bailleurs de fonds et investisseurs internationaux.

Il appert que ces balbutiements des relations avec la communauté internationale puisent ses sources, en 2016, avec la non-tenue des élections à la fin du second et dernier mandat du Président Kabila. Car, c'est au cours de cette année que l'Onu, les Etats-Unis et même l'UE ont, de part en part, largué une armada des mesures concernant le pays que dirige, jusqu'à ce jour, le Président Kabila dont le pouvoir est depuis contesté par une frange de l'opposition. Ainsi, pour prouver sa souveraineté, le Gouvernement congolais qui s'est tout de même aligné dans l'optique d'améliorer la situation, ne s'est-il point laissé acculer par cette panoplie des déclarations et décisions des occidentaux.

Vouant son nationalisme politique dans leurs divers propos et communiqués, les dirigeants congolais ont résisté à beaucoup desdites résolutions qu'ils ont, par ailleurs, jugées de contre-nature. Le pire a été que cet état de chose accompagné de l'acuité même de la crise a consacré le départ de plusieurs investisseurs. Et, l'espoir de pouvoir recevoir des aides, appuis et crédits financiers sont, par ricochet, devenus caduques. L'on se rappellera que c'est depuis cette année 2016 que la dégringolade a violé l'économie congolaise, la flambée des prix et la dépréciation du franc congolais se sont réputées intempestives et le social de la population est tombé en berne. Aujourd'hui, nonobstant le changement, à plusieurs reprises, de l'équipe gouvernementale, aucun de ces paramètres n'a, vraisemblablement, été remédié. Car, tout est allé de mal en pis. Pour preuve, le taux de change a, maintenant, atteint le pallier de 1640FC pour 1 USD.

Alors que les données sont en rouge, les autorités congolaises ne veulent point abdiquer et boycottent toujours les options de la communauté internationale. Comment peut-on alors concourir à l'éclosion du pays avec cette politique au rythme esseulé ? La question vaut son pesant d'or.

Pour l'heure, ne serait-ce qu'à se référer aux différents projets de société établis par les candidats président dans la foulée des scrutins à venir, il est indubitable que le développement socio-économique ne se réalisera que grâce aux appuis et les crédits obtenus, en aval, de la part des bailleurs de fonds internationaux. Toutefois, Ces derniers peuvent-ils prêter à un pays en pleine crise et qui entretient des rapports discordants avec la communauté internationale ? Cette interrogation est placée dans la rubrique des affaires en litispendance. Par conséquent, il est indéniable de penser que le cheminement de la RDC vers une autarcie augure un chaos, dûment social et économique.

Congo-Kinshasa

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