Congo-Kinshasa: Violence électorale - La Grande-Bretagne invite ses ressortissants à quitter la RDC avant le 17 décembre

Photo: Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des policiers à l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa

Selon le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, il sera procédé, à cette échéance, au retrait temporaire du personnel non essentiel et des personnes à charge de l'ambassade.

Au fur et à mesure que l'échéance du 23 décembre se rapproche, la psychose gagne de plus en plus les esprits. Les lendemains s'annoncent incertains. Les derniers incidents ayant émaillé la campagne électorale à l'est du pays où l'on a déploré mort d'homme ont amplifié les craintes, tant des nationaux que des étrangers, quant au dénouement heureux du processus électoral. La foi aux élections crédibles et apaisées commence, petit à petit, à quitter l'imaginaire collectif au profit des appréhensions qu'inspire la tension politique de l'heure.

Préoccupés par le climat politique délétère qui prévaut en République démocratique du Congo (RDC) à la veille des élections, quelques États étrangers commencent déjà à prendre des précautions visant à mettre à l'abri leurs ressortissants contre d'éventuels troubles. À la suite des États-Unis qui étaient les premiers à exhorter leurs ressortissants à la vigilance tous azimuts en rapport avec la rumeur d'une attaque terroriste contre leur ambassade à Kinshasa, c'est au tour de la Grande- Bretagne d'emboîter le pas.

Plutôt qu'un appel à la vigilance, Londres invite ses ressortissants à envisager de quitter la RDC par des moyens commerciaux avant le 17 décembre. C'est le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, qui, à en croire la radio Top Congo captée à Kinshasa, a lancé cet appel tout en déconseillant ses concitoyens installés dans le pays de voyager dans certaines provinces en cette période de campagne électorale.

Ces sujets britanniques ainsi que leurs dépendants devraient, selon lui, éviter de se rendre notamment dans les provinces du centre et de l'est (Nord et Sud-Kivu), exceptées les villes de Goma et Bukavu. « Si vous êtes actuellement en RDC et que votre présence continue n'est pas essentielle, vous devriez envisager de quitter le pays par des moyens commerciaux avant le 17 décembre. Si vous choisissez de rester en RDC, évitez tout rassemblement politique ou manifestation, surveillez de près l'évolution de la situation et préparez-vous au départ », a indiqué le diplomate britannique dans un communiqué.

Jeremy Hunt a précisé que l'ambassade de son pays à Kinshasa procédera au retrait temporaire du personnel non essentiel et des personnes à sa charge à partir du 17 décembre, question de réduire sensiblement sa capacité à fournir une assistance consulaire aux ressortissants britanniques en RDC. Le moment est propice pour agir, a-t-il signifié, car, en cas des troubles graves, « les vols commerciaux peuvent être suspendus, les routes bloquées et les frontières fermées ». Ce qui, à l'en croire, rendrait difficile la sortie du pays.

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