13 Décembre 2018

Cote d'Ivoire: Politique nationale - Charles Gnaoré appelle à la responsabilité des personnalités qui vilipendent le RHDP

«Nous appelons à la responsabilité de certaines personnalités qui, sur les réseaux sociaux, dans la presse attisent la haine dans leurs propos. Ces personnes veulent réveiller les vieux démons par des langages tribaliste et xénophobe», s'est offusqué Charles Gnaoré, président de Force 2015.

C'était le mercredi 12 décembre 2018, à l'hôtel Belle Côte, à Abidjan-Cocody, à l'occasion d'une conférence publique qu'il a organisée pour, selon lui, se prononcer sur l'actualité politique nationale.

Plusieurs sujets étaient au menu. Notamment, la rupture entre le Pdci et le Rhdp, la position du président du Parlement ivoirien, les attaques contre les cadres du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), l'élection présidentielle de 2020, les défis de la Force 2015.

«Des propos tribalistes, xénophobes que nous entendons de la part d'autres personnalités de ce pays, nous écœurent et nous emmènent en tant que jeune, à interpeller tous nos aînés.

Et toutes ces personnes qui croient que c'est à travers ce genre de langage qu'on peut se faire une place et gagner le pouvoir.

Nous avons souffert pendant plus de dix années de crise. Aujourd'hui, il faut travailler au développement de ce pays... », a-t-il interpellé. Et d'ajouter que rien ne peut se faire sans la paix et la stabilité.

Il a indiqué que tout citoyen est libre d'avoir des opinions et des positions divergentes mais l'intérêt supérieur de la nation doit primer.

«Toute ambition est légitime. Chacun de nous rêve d'être à la tête de ce pays. Mais pour être président de la Côte d'Ivoire, il faut que l'État existe et qu'il soit fort. C'est ce que nous demandons. Que chacun travaille au respect des institutions», a-t-il invité.

A propos de la rupture entre le Pdci et le Rhdp, Charles Gnaoré estime qu'en politique toute séparation est normale. Cependant, dira-t-il, il faut savoir partir et la manière de se quitter doit être clairement définie et surtout en de bon termes.

«Nous, jeunes de Côte d'Ivoire, demandons à ce propos, au président Henri Konan Bédié de continuer à jouer son rôle de conseiller auprès des plus jeunes», a-t-il exhorté.

A l'endroit du Rhdp, il a demandé à cette formation de se saisir de cette rupture pour faire la promotion des jeunes cadres et militants du parti.

Pour ce faire, Charles Gnaoré a invité ceux qui auraient «un pied dedans et un pied dehors» de définir clairement leur position avant le congrès du Rhdp du 26 janvier 2019. «Si d'aventure, vous occupez un poste de Dg, Pca dans l'administration ivoirienne, vous devriez démissionner si vous n'êtes pas du Rhdp», a-t-il estimé.

«Désormais, celui qui va s'attaquer au Rhdp, nous aura sur son chemin, car nous ne voulons pas de guerre en Côte d'Ivoire.

Sortez des débats xénophobes. Quand on veut quitter une maison, on ne la salit pas. Nous sommes en accord avec la direction du Rhdp et le mouvement Force 2015 mobilisera 3000 "Forces" pour ce congrès», a-t-il conclu.

Les députés Traoré Mariam de Tingrela et Sidibé Abdoulaye d'Adjamé ont apporté leur soutien au conférencier.

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