Afrique de l'Ouest: G5 Sahel - Sommet interparlementaire à Paris

Photo: wikipedia
Un panneau d'affichage à Niamey (Niger) annonçant le sommet des chefs d'Etat du G5-Sahel en février 2018.

Sous l'autorité du président de l'Assemblée nationale française, Richard Ferrand, les parlementaires de la sous-région et ceux de l'Alliance Sahel se sont réunis au Palais Bourbon.

Les parlementaires ont présenté aux bailleurs de fonds et aux forces de sécurité internationale leur contribution en vue de la réussite du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) qui patine à réunir des sommes conséquentes.

Cette initiative inédite a vu la présence de près de quatre-vingts parlementaires du Sahel et d'Europe, dont sept présidents d'Assemblée nationale.

Ils ont soumis des recommandations aux représentants des forces de sécurité et des bailleurs de fonds représentés au plus haut niveau, présidents des Assemblées nationales du G5 Sahel, de France et d'Italie ; le chef d'état-major des armées françaises ; le chef d'État-major de la force conjointe G5 Sahel ; le secrétaire permanent du G5 Sahel, la sous-secrétaire générale des opérations de maintien de la paix.

L'enjeu du sommet était de faire bouger les lignes dans la gouvernance de l'aide civile et militaire au Sahel et d'obtenir le soutien des partenaires internationaux.

Dans son allocution introductive, le secrétaire général de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, Jacques krabal, a rappelé la responsabilité collective en matière de sécurité et de développement.

Ce sommet ayant pour objectif concret « de développer une dynamique interparlementaire nouvelle à travers la place et le rôle des parlements dans une accélération dynamique en lien avec le G5 sahel et l'Alliance Sahel », a-t-il dit.

Il s'agit de faire bouger les lignes dans les rapports entre exécutifs, bailleurs de fonds, forces de sécurité internationales et parlements ; améliorer la cohérence pour plus d'efficacité, pour faire reculer l'insécurité et renforcer le développement, les deux étant liés; permettre aux parlements nationaux concernés (pays du G5 Sahel, d'une part, et pays européens contributeurs, d'autre part) de prendre toute leur part à la démarche poursuivie par le G5 Sahel et l'Alliance Sahel.

Il a appelé à la mutualisation des efforts, convaincu que « sans développement économique, il n'y a pas de sécurité. Sans sécurité, il n'y a pas de développement ».

Jacques Krabal a également rappelé les défis de la région, sur le plan démographique, environnemental, agricole, la gouvernance démocratique, la lutte contre la pauvreté, la sécurité pour rétablir l'autorité de l'Etat.

Trois séquences ont permis d'aborder des questions de défense, le rôle des femmes dans le développement et la sécurité, l'emploi, l'éducation, les infrastructures, l'amélioration de la gouvernance.

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