14 Décembre 2018

Tunisie: L'article 33 contesté

Les avocats et certains ordres professionnels ont protesté, hier, contre l'article 33 de la loi de finances 2019 relatif à la levée du secret professionnel pour les métiers libres.

Une manifestation est partie du Palais de Justice de Tunis pour se diriger vers la place de la Kasbah. Elle a réuni l'ordre des experts-comptables, l'ordre des architectes urbanistes, la compagnie des comptables et le syndicat des médecins dentistes.

Devant le ministère des Finances, les manifestants ont scandé des slogans dénonçant la politique du gouvernement et réclamant le départ du chef du gouvernement.

Selon l'avocat Ayoub Ghedamsi, l'article 33 qui impose aux avocats la levée du secret professionnel est une violation de la Constitution et du serment de la profession.

Cet article, contraire aux lois réglementant les professions libérales, est «une application des diktats extérieurs», a-t-il dit.

Lors de la marche, des altercations ont éclaté entre manifestants et policiers, positionnés tout le long du parcours de la manifestation. Ces derniers ont tenté d'empêcher les manifestants d'atteindre le ministère des Finances, a constaté la journaliste de l'agence TAP.

Le président de l'Union tunisienne des professions libérales, Mohamed Ayed, s'est, quant à lui, déclaré surpris de la décision du gouvernement d'interdire le mouvement de protestation et de fermer les rues limitrophes du Palais de Justice.

Le secret professionnel est sacré (...) l'article 33 est contraire à la loi et nous le rejetons catégoriquement, a-t-il soutenu.

D'après lui, la police a agressé physiquement les manifestants alors que la manifestation était pacifique.

Tunisie

30 ans après, les défaillances refont surface

1ère violation : invalidité de la concession depuis 2009 Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 La Presse. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.