14 Décembre 2018

Afrique de l'Ouest: Les pays du Partenariat de Ouagadougou invités à investir dans les programmes "à haut impact"

Dakar — La directrice sortante de l'unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou, Fatimata Sy, a appelé vendredi les neufs Etats membres de cette initiative à investir davantage dans les programmes "à haut impact", dans le cadre de la planification familiale, suggérant une démarche stratégique "en situation de raréfaction des ressources".

"Il y a un paquet d'interventions à haut impact dans lesquelles il faut investir. Il revient aux pays de faire la sélection dans ce menu d'interventions à haut impact et d'être stratégiques", a conseillé Mme Sy, qui quitte la direction du partenariat après un mandat de sept ans.

"Les pays doivent être très stratégiques ; quand on est en situation de raréfaction des ressources, il faut faire preuve d'ingéniosité et faire avec les moyens dont on dispose. Le plus important, ce sont les engagements pris par les pays qui sont en retard et en sont conscients", a-t-elle fait valoir dans un entretien avec l'APS.

Elle affirme que le Partenariat de Ouagadougou a fait recours au "plaidoyer pour intensifier les ressources et avoir des engagements plus soutenus de nos gouvernants". "Nous avons utilisé des champions dans ce plaidoyer, qui peuvent parler de la planification familiale et sont à l'aise pour en parler. Nous avons capitalisé les avantages des uns et des autres", a assuré Mme Sy.

Selon elle, la volonté politique des Etats "mérite d'être plus soutenue". "Un pays comme le Burkina Faso a intensifié la mobilisation de ses ressources domestiques, avec actuellement un milliard de francs CFA destinés à l'achat de contraceptifs, pendant que des pays comme la Mauritanie n'ont mobilisé que 50.000 dollars (environ 25 millions francs CFA)", a-t-elle relevé.

"L'indicateur à renseigner, c'était le nombre d'utilisatrices additionnelles (2,2 millions d'ici à 2020) de méthodes de planification modernes. Aujourd'hui, nous sommes à 63 % de notre objectif. Mais, je suis confiante que nous allons dépasser notre objectif en 2020", poursuit Mme Sy.

Elle souligne que l'engagement politique existe dans les pays du Partenariat de Ouagadougou. "Nous avons des plans avec des approches et des stratégies bien définies. Nous savons exactement ce qu'il faut faire, où le faire et comment le faire. Je reste confiante", assure-t-elle. Fatimata Sy soutient qu'en cas de poursuite de "la tendance d'aujourd'hui", l'objectif sera atteint.

Ce partenariat lancé en février 2011 est une initiative de neuf pays d'Afrique de l'Ouest francophone : le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée et le Togo, qui ont reconnu l'urgence d'agir ensemble en faveur de la planification familiale.

Afrique de l'Ouest

Le sous-secrétaire d'Etat americain au pays - Le « Monsieur Afrique » pourra-t-il attendrir Paul Biya ?

Le 18 mars dernier, le sous-secrétaire américain chargé des affaires africaines était en… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Agence de Presse Sénégalaise. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.