14 Décembre 2018

Afrique de l'Ouest: Partenariat de Ouagadougou - La directrice décline les raisons des retards dans la planification familiale

Dakar — La directrice sortante de l'unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (PO), Fatimata Sy, a décliné vendredi les raisons expliquant les retards notés dans le domaine de la planification familiale dans certains des neuf Etats membres de cette initiative.

Ce partenariat, lancé en février 2011, a été fondé par neuf pays de l'Afrique de l'Ouest francophone (Mali, Niger, Mauritanie, Sénégal, Côte d'Ivoire, Bénin, Burkina Faso , Guinée Conakry, Togo), qui ont reconnu l'urgence d'agir ensemble en faveur de la planification familiale.

"L'indicateur à renseigner, c'était le nombre d'utilisatrices additionnelles (2, 2 millions d'ici 2020) de méthodes de planification modernes. Aujourd'hui, nous sommes à 63 % de notre objectif", a rappelé Mme Sy dans un entretien accordé à l'APS, soulignant que cet objectif sera dépassé en 2020.

Néanmoins, ces résultats "cachent des disparités dans les pays", a-t-elle relevé. "Sur trois années successives, nous avons vu dans notre phase d'accélération démarrée en 2016, qu'il y a toujours deux pays, le Burkina et la Côte d'Ivoire, qui ont dépassé les objectifs".

"Cette année, a-t-elle fait remarquer, le Sénégal a relevé ses résultats et la Mauritanie reste stationnaire. Il y a tout de même cinq pays qui restent en retard".

Elle précise qu'en Guinée, par exemple, "c'est l'épidémie d'Ebola qui a détruit le système de santé". "C'est une situation de force majeure. Dans les autres pays, il y a eu beaucoup de changements de leadership à la tête des ministères de la santé ou à la tête des directions qui s'occupent de cette thématique", a-t-elle avancé.

"Dans ces situations, dit-elle, il y a eu une discontinuité, il a fallu recommencer, remobiliser et les exposer au Partenariat de Ouagadougou.'"

Elle ajoute que certains pays "ont plus de financements que d'autres", rappelant que la mission du Partenariat "c'était de faire en sorte que l'Afrique de l'Ouest francophone soit positionnée au niveau global sur les questions de santé sexuelle et reproductive".

"A la fin de mon mandat de sept ans à la tête de ce mouvement créé pour ces raisons, je peux dire que nous avons fait des avancées, car la plupart des pays du Partenariat de Ouagadougou ont doublé le taux de prévalence contraceptive, donnant ainsi l'accès à la contraception à la femme, à la fille qui en a besoin", s'est-elle félicitée.

"Le PO est une famille qui a une ambition commune, qui s'entraide au-delà même de tout ce qui est formel", a-t-elle magnifié.

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