15 Décembre 2018

Congo-Kinshasa: Incendie de 2O % de matériels électoraux, la CENI prise dans le piège de l'opposition

L'incertitude s'installe à 8 jours des élections en République démocratique du Congo. Ce doute vient d'être approuvé pour avoir constaté des violences et l'incendie de l'entrepôt des matériels électoraux en pleine campagne électorale. Donc, elle est prise dans le piège de l'opposition qui l'accusait de préparer des élections les plus « chaotiques ».

A quelques jours des élections, les populations congolaises vont aller élire leurs dirigeants. Mais, on déplore des échauffourées qui sont enregistrées en pleine campagne électorale. Au moins cinq personnes sont mortes et plusieurs blessés depuis le début de la campagne électorale, a rapporté les chiffres de la Société civile et de l'opposition.

D'une part, l'opposition dans son ensemble accuse le pouvoir en place de l'empêcher de battre pacifiquement campagne. D'autre part, l'entrepôt de la Commission électorale nationale et indépendante (Céni) situé sur l'avenue forces des armées (Ex Haut Commandement) a pris feu cette nuit. Ce sont des signes mettant en cause la crédibilité et la transparence des élections. Selon certains observateurs, 20 % du matériel électoral destiné à la tenue de la prochaine présidentielle du 23 décembre, pourraient toujours s'y trouvaient.

En fait, bon nombre d'irrégularités sont enregistrées déjà après la tenue des élections prévues le 23 décembre. Alors que l'Union européenne, qui a prolongé ses sanctions contre 14 personnalités congolaises, annonce que cette mesure peut (ou ne peut) se corser après la tenue des élections.

Entre-temps l'ONU et certains pays européens appellent à la retenue. A cette violence s'ajoute d'autres événements à 10 jours de la tenue des élections. Beaucoup d'interrogations

Les réactions, dans la sphère politique congolaise, ne se sont pas fait attendre. Le conseiller diplomatique de la présidence, Barnabé Kikaya Bin Karubi, accuse les « ennemis de la démocratie » d'être passés « à la vitesse supérieur » tandis qu'Olivier Kamitatu Etsu, porte-parole d'opposant Moïse Katumbi, pose la question : « Coup du sort ou une main noire s'acharne-t-elle contre les élections ? ».

Pour rappel, les États-Unis sont restés intransigeants sur la tenue des élections en 2018. Les États-Unis restent inflexibles en ce qui concerne la tenue des élections le 23 décembre 2018 en RDC. C'est ce qu'exprime le département d'État américain dans son communiqué annonçant de nouvelles sanctions contre des personnalités congolaises, non-identifiées, accusées de corrompre le processus électoral.

Par ailleurs, ils préconisaient des élections crédibles, apaisées et transparentes conduisant au premier transfert de pouvoir pacifique et démocratique en RDC. Tout cela pour les USA, se passera dans les délais requis en décembre 2018 dans lesquelles les Congolais seront libres d'exprimer leurs points de vue sans avoir à craindre ni la violence, ni les actes d'intimidation sont déterminantes pour garantir un avenir plus paisible et prospère en RDC et dans la région.

A rappeler que la coalition Lamuka vient d'accepter l'usage de la machine à voter, en appelant le peuple à se prendre en charge au cas où il aurait le report des éléctions.

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