Madagascar: Biodiversité biologique - Processus de préparation d'un futur accord mondial

Le rideau tombé hier, sur la conférence mondiale sur le climat à Katowice rappelle, dans un domaine adjacent, les notes sur lesquelles s'est achevée fin novembre à Sharm-El-Sheikh, la 14è Conférence des parties pour la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CDB COP 14).

Au terme de ce rendez-vous mondial tenu en Egypte il y a moins de deux semaines, les parties se sont convenues de jeter les bases d'un processus menant vers un nouvel accord mondial pour la nature post-2020. En effet, à moins de deux ans de l'échéance 2020 pour l'atteinte des objectifs d'Aichi, la planète n'est pas réellement sur la bonne voie de les atteindre, bien au contraire. Les objectifs d'Aichi, rappelons-le, renvoient au plan stratégique mondial pour la diversité biologique pour la période 2011-2020, adopté en 2010 au Japon, et renfermant un cadre d'action pour les dix années de mise en œuvre.

Redoubler d'efforts. Ce futur accord post-2020 est considéré par les participants comme une étape décisive pour espérer mettre enfin, un cran d'arrêt à la perte de la biodiversité qui persiste actuellement. En d'autres termes, il va falloir redoubler d'efforts pour préserver la biodiversité. Elle-même qui fournit des services essentiels à la population humaine, son bien-être et sa survie. Le futur accord devra alors prendre en considération le rôle important des peuples autochtones et des communautés locales dans la réalisation des objectifs. Les participants estiment alors qu'un cadre mondial ambitieux pour la biodiversité post-2020 devrait intégrer ces points en mettant en avant les bonnes pratiques qui ont déjà fait leurs preuves en matière de gestion de la biodiversité.

Mais face à ce défi majeur, force est de constater que, le monde ne se donne pas suffisamment les moyens de ses ambitions en matière de préservation de la biodiversité, réservoir incontournable pour sa survie. En plus clair, les actions palpables en faveur de la nature, permettant d'inverser la tendance actuelle de la perte de la biodiversité, ne sont pas encore à la hauteur des objectifs. La nécessité de « redoubler » d'efforts prend alors tout son sens, à un peu plus d'un an de l'échéance de 2020.

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