17 Décembre 2018

Madagascar: Rock - La montée en puissance de Rockürk en France

Le logo de Rockürk, à cause de l'éloignement de chaque membre et de nouvelles têtes, une nouvelle photo du groupe est attendue.

Rockürk commence à faire sa place en France auprès des métalleux malgaches vivant dans ce pays. Kurk, Guest, Giv's, Astaroth, Agrazab, Laza et Ra-Ga vont balancer les riffs le 19 janvier avec le mythe du rock Dillie. Le temps de raconter leur histoire.

Trois générations de métalleux composent le groupe basé en France, Rockürk. Les fondateurs sont Agrazab, Kurk et Guest, des gars d'Ampefiloha, des 67 ha et d'Ankadivato. Difficile d'obtenir un nom d'état civil face à ces garnements au regard dur et au sourire difficile. Actuellement, le « band » est en préparation du concert qui va se tenir le 19 janvier prochain à Noisiel, en Île- de- France. Il sera l'invité des pionnières du hard rock féminin à Madagascar, le groupe Dillie. Une reconnaissance pour Rockürk, formation née en 2011.

Le métal du groupe, c'est avant tout l'âme des forges avant tout ce qui est riffs et cris gutturaux. « En fait, kurk vient de « sakorokota », un argot pour désigner une bagarre générale. Vers les années '80, nous étions des fonceurs avec l'esprit rebelle... Le rock et le métal étaient notre seule échappatoire, voilà pourquoi notre musique est celle des esprits rebelles », annonce Kurk. Le peu de choses qu'on puisse connaître de certains des gars de la bande, c'est qu'ils avaient une manière bien à eux pour régler les mésententes dans les bals et rassemblements festifs de la capitale. Ils ont en même fait, un temps, leur carte de visite.

Reconnaissance. Ce côté envers et contre la pensée dominante, Rockürk le passe maintenant à travers ses chansons. « Tout ce qui peut être émotion humaine, on en parle. Le processus de déshumanisation initié par le nouvel ordre mondial, le côté sombre de la vie, les maladies, la mort, la violence... Des choses que les gens préfèrent plutôt au sexe, l'argent et l'alcool et tout ce qui est plaisant, pour séduire la jeunesse. L'idée maîtresse du métal est d'exprimer les émotions refoulées de la vie », ajoute Kurk.

Des chansons, Rockürk en a déjà sorti plusieurs, de quoi tenir un concert entier. « Rakakabe », ne va pas dans les détours. Le métal s'annonce d'entrée, du heavy métal mâtiné de hard rock. Dans presque tous ses titres le rock band prend par les tripes. Les petits clins d'œil au métal à partir des années 2000 se démarquent sur le titre, « Safidy ». Avec un passage plus symphonique vers le milieu, changeant un peu des coups de massues à tout va. Selon Kurk, «tout ce qui est descendant du rock, vous l'entendrez dans notre musique ».

En France, Rockürk commence à franchir le pas de la notoriété, grâce également aux appuis de leur technicien son et lumière Joro. Et la seule femme Aina Andriamamonjy, qui s'occupe de tout ce qui est photos et vidéos. Le groupe a déjà d'ailleurs chanté sur un étonnant « Mifankatiava », de Fenoamby, en featuring avec ce grand de la musique malgache. Une véritable claque musicale qui mérite de se retrouver dans un futur album si jamais le propriétaire du morceau l'accepte. Le groupe aussi a déjà partagé la scène avec un des chantres du thrash métal malgache, Milon du groupe Kazar. « Notre objectif est de faire le maximum de représentations, ensuite si c'est possible nous allons produire notre album », signale Kurk. Pour Madagascar, la formation compte peaufiner pour offrir le meilleur au public malgache.

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