17 Décembre 2018

Congo-Kinshasa: Avec près de 20.000 emplois pour jeunes à la clé - Des investisseurs allemands à l'attente du triomphe de Fayulu !

La bataille électorale en RD. Congo tient en haleine le peuple congolais, y compris la diaspora, de même qu'une bonne partie de la communauté internationale. Sur un total de 21 candidats à la Présidentielle 2018, seules 3 figures de proue battent réellement campagne et sillonnent chaque jour, ce pays immense au cœur du continent noir.

Il s'agit d'Emmanuel Ramazani Shadary du FCC, Félix Tshisekedi Tshilombo de CACH et Martin Fayulu Madidi de la Coalition LAMUKA. Après avoir scruté à la loupe, le cursus de chacun des ces protagonistes, c'est celui de Fayulu qu'on surnomme «le soldat du peuple» ou encore «MAFA» qui a retenu l'attention d'un groupe d'investisseurs allemands spécialisés dans la pneumatique. Pour faire face aux défis environnementaux, le monde de demain sera rempli des voitures électriques fabriquées sur base du Cobalt dont la RDC est le premier producteur mondial. Ces voitures devront rouler avec des pneus fabriqués sur base du caoutchouc dont la plus grande réserve se trouve aussi au Congo, plus précisément dans le Grand Equateur.

Aussi, «Verein Vfbk wollen in Kongo unterstützen um ein Arbeitsplatz Zu findem» («Association d'Aide à la Population Défavorisée au Congo (AAPDC)»), une association œuvrant pour l'emploi des jeunes congolais que dirige Damas Esonabete et basée en Allemagne, ne ménage aucun effort en vue d'attirer ces gros investisseurs au pays de Lumumba. 20.000 emplois pour jeunes à la clé. Mais, pour ces Allemands, la condition sine qua non pour la matérialisation de ce grand projet, c'est le triomphe du ticket gagnant de la Coalition LAMUKA, à l'issue des joutes électorales du 23 décembre prochain. L'on parle-là, du pragmatisme du monde des affaires.

Au Conclave de Genève en Suisse, 7 leaders de l'Opposition congolaise (Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Félix Tshisekedi, Adolphe Muzito, Vital Kamerhe, Freddy Matungulu et Martin Fayulu) avaient, sous la médiation de la Fondation Kofi Annan, désigné un candidat commun pour la présidentielle 2018, en l'occurrence, Martin Fayulu Madidi. Au lendemain de cet événement historique salué par l'opinion tant nationale qu'internationale, deux poids-lourds ont fait volte-face en reniant leurs signatures. Ayant subitement quitté le navire, Tshisekedi et Kamerhe sont allés créer Cap pour le Changement (CACH) à Nairobi, capitale du Kenya. Alors que les cinq autres ténors de l'Opposition sont restés fidèles à la Coalition LAMUKA. Triomphalement, «le soldat du peuple» a regagné son pays pour lancer la campagne électorale en s'opposant farouchement à l'usage de la machine à voter. Le tandem surnommé «FATSHIVIT» a également réussi à drainer une marée humaine lors de son retour à Kinshasa. Pendant ce temps, le champion du FCC, Shadary, faisait sa tournée dans le Grand Katanga.

Le cursus de Fayulu aurait fait la différence

Le Dauphin de Joseph Kabila est sous le régime de sanctions de l'Union Européenne comme d'autres proches collaborateurs de l'actuel Président de la République. Plus grave, une Sénatrice américaine est montée au créneau pour réclamer l'arrestation du candidat n°13 à la présidentielle. De l'avis des investisseurs occidentaux, il est donc hors de question de traiter d'une quelconque affaire juteuse avec quelqu'un qui est poursuivi pour crimes ou serait dans le collimateur de la justice internationale.

Quant à Félix Tshisekedi, plusieurs caciques du régime Kabila, avec Joseph Kokoniangi en tête, l'accusent de ne pas détenir ne serait-ce qu'un diplôme d'Etat. Le candidat n°20 à la présidentielle aurait donc brandi des faux diplômes en Marketing prétendument obtenus au Royaume de Belgique. Son manque d'expérience professionnelle serait aussi à la base de sa disqualification par ces investisseurs allemands.

En revanche, le cursus de Martin Fayulu a plu auxdits hommes d'affaires. Outre sa solide formation universitaire, ce candidat n°4 à l'élection présidentielle 2018 a une longue et riche expérience au sein de la société pétrolière américaine ExxonMobil. Dans la Coalition LAMUKA, il est entouré de personnalités qui sont trempées dans le monde des affaires telles que Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et des éminences grises comme Freddy Matungulu, Adolphe Muzito et Cie.

Industrialisation du Grand Equateur

A l'époque coloniale, les fils et filles du Grand Equateur avaient payé un très lourd tribut à cause de l'exploitation illicite et sauvage du caoutchouc par le Roi Léopold II. Dans cet Etat Indépendant du Congo (EIC), des millions de Congolais, surtout des pygmées, avaient été amputés des mains par des colons belges. Ce grand pays africain n'avait donc pas tiré profit de son caoutchouc.

Aujourd'hui, 58 ans après l'accession du Congo à la souveraineté nationale et internationale, un groupe d'investisseurs allemands envisagent d'industrialiser cette partie du territoire national en y implantant une firme de fabrication de pneus à base de caoutchouc. A Frankfort, une grande ville allemande, la fabrication des voitures électriques qui ne polluent pas l'atmosphère s'effectue déjà à grande échelle. Aussi, pour être conformes aux normes environnementales, le caoutchouc de la RD Congo est indispensable à cette entreprise.

Le siège social de cette nouvelle entreprise en gestation sera érigé dans la ville de Mbandaka où près de 10.000 personnes dont des chimistes seront embauchées. Une grande usine de fabrication des pneus, la mobilité des camions remorques et citernes, donnera le go du processus d'industrialisation de ce chef-lieu et aussi de l'ensemble du Grand Equateur. L'AAPDC de Damas Esonabete, déjà bien implantée à Mbandaka, va accompagner ces gros investisseurs allemands dans ce vaste et ambitieux projet. Cette firme s'étendra à Inongo dans l'ancien Bandundu (5.000 emplois), à Kimpense, Mbanza-Ngungu et Boma dans la province du Kongo-Central (5.000 emplois) pour les emballages, étiquetages et évacuation, par voie maritime, en direction de la République Fédérale d'Allemagne.

Ce grand projet d'industrialisation dans le secteur de la pneumatique est donc tributaire du verdict des urnes, le 23 décembre 2018. Martin Fayulu sera-t-il élu Président de la République ? Wait and see.

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