Cameroun: Le conseil d'administration du FMI achève la troisième revue de l'accord en faveur du Cameroun au titre de la facilité élargie de crédit

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Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la troisième revue de l'accord en faveur du Cameroun au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L'achèvement de cette revue permet de décaisser 55,2 millions de DTS (environ 76,3 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l'accord à 317,4 millions de DTS (environ 438,9 millions de dollars).

En achevant la troisième revue, le conseil d'administration a approuvé aussi la demande des autorités d'une dérogation pour le non-respect du critère de réalisation relatif au plafond du financement net de la BEAC et leur demande de modification de deux critères de réalisation relatifs au plafond des emprunts nets de l'administration centrale auprès de la banque centrale, hors financement du FMI, et du critère de réalisation continu relatif aux nouveaux emprunts extérieurs non concessionnels contractés ou garantis par l'État.

L'accord triennal d'un montant de 483 millions de DTS (environ 667,8 millions de dollars, ou 175 % de la quote-part du pays) en faveur du Cameroun a été approuvé le 26 juin 2017 (voir communiqué de presse n° 17/248). Il a pour objectif d'appuyer les efforts déployés par le pays pour rétablir la viabilité extérieure et budgétaire, ainsi que jeter les bases d'une croissance durable, inclusive et tirée par le secteur privé.

À l'issue des débats du conseil d'administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après :

« La performance du Cameroun dans le cadre de son programme appuyé par la FEC est globalement satisfaisante. La plupart des objectifs à fin juin 2018 ont été atteints et les réformes structurelles ont progressé, avec l'achèvement des réformes clés du secteur financier qui avaient été retardées.

« Les autorités restent attachées à l'effort concerté visant à reconstituer les marges de manœuvre budgétaires et extérieurs de la CEMAC. À cette fin, il sera important de s'attaquer à l'insuffisance des recettes et de maîtriser les dépenses d'investissement pour atteindre l'objectif de déficit fixé pour 2018. Il sera essentiel de mettre en œuvre de manière résolue le budget 2019, y compris les mesures visant à mobiliser des recettes non pétrolières en éliminant progressivement les exemptions et en rationalisant d'avantage les dépenses, pour atténuer les risques liés à la situation sécuritaire difficile, à la volatilité croissante des prix des matières premières et à d'autres chocs sur la croissance.

« La dette extérieure publique a rapidement augmenté en 2018, principalement à cause de décaissements plus rapides que prévu de prêts projets étrangers. Pour maintenir la viabilité de la dette, il est essentiel de limiter strictement les nouveaux emprunts non concessionnels et de s'attaquer à l'encours des prêts contractés mais non décaissés. Des ajustements progressifs des prix administrés contribueraient à réduire les subventions et à rétablir la viabilité financière des principales entreprises de services publics, tout en réduisant les risques liés aux passif contingents.

« Les réformes du secteur financier doivent continuer à progresser, y compris une résolution effective des banques en difficulté et une réduction des créances en souffrances. D'autres réformes structurelles devraient porter sur les questions de gouvernance et l'amélioration du climat des affaires afin de soutenir l'investissement privé et accroitre la compétitivité.

« Le programme du Cameroun continue d'être appuyé par la mise en œuvre de politiques et de réformes d'accompagnement de la part des institutions régionales dans les domaines de la réglementation des changes et du cadre de politique monétaire, et de favoriser une hausse des avoirs extérieurs nets régionaux, qui sont essentiels pour le succès du programme.

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