18 Décembre 2018

Sénégal: Transparence de la vérification des parrainages et observation du processus électoral, en vue de février 2019 - La societe civile se pose en sentinelle

Au-delà de leurs missions au sein de la Commission en charge de la vérification des parrainages, les 7 personnalités indépendantes de la société civile coptées par le Conseil constitutionnel se donnent également pour missions d'observer l'ensemble du processus électoral. Sur cette base, le Professeur Babacar Guèye et compagnie qui étaient en point de presse hier, lundi, notent des avancées tout comme des manquements dans l'ensemble du processus électoral. Ils n'ont pas manqué par ailleurs de féliciter l'initiative de l'opposition à travers la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose), tout en informant du déploiement de 2000 relayeurs à travers le pays pour faciliter le processus.

Les 7 personnalités indépendantes de la société civile retenues par le Conseil constitutionnel pour siéger dans la commission en charge de la vérification des parrainages ne se limiteront pas uniquement à cette mission. Ce sont les précisions des personnes concernées, à savoir le Professeur Babacar Guèye, président du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce), Moundiaye Cissé de l'Ong 3D, Mazide Ndiaye, président du Groupe de recherches et d'appui-conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), Abbé Alphonse Seck, Directeur exécutif de Caritas Sénégal, Valdiodio Ndiaye du Cosce, Maïmouna Dieng de la plateforme des acteurs non étatiques et autre Rokhaya Gassama du Conseil sénégalais des femmes (Cosef).

En conférence de presse hier, lundi 17 décembre, Valdiodio Ndiaye a laissé entendre, faisant le constat actuel de la société civile sur le processus électoral en général, «qu'il y a des avancées et il y a également des manquements». Tout en saluant l'acte du Conseil constitutionnel considéré comme «gage de transparence et de bonne foi», il a fait noter quelques manquements.

Pour lui, tout le débat autour du contrôle du parrainage qui suscite tant de craintes de la part de l'opposition, ou encore l'éclatement des bureaux de vote qui a pour corollaire l'obligation pour certains électeurs d'aller chercher leur nouvelle carte, sont autant de questions qui interpellent l'ensemble des acteurs.

Pour autant, il promet que la société civile sera dans son rôle de contrôle du processus, de s'impliquer dans ledit processus et de faire aussi la médiation dans ce processus électoral. Dans la même logique, Babacar Guèye renseigne que la société civile a déjà déployé 2000 relayeurs à travers le pays pour aider les électeurs, soit à retrouver leur carte d'électeur, soit à retrouver leur bureau de vote suite à la modification de la carte électorale.

LA SOCIETE CIVILE SALUE LA POSE DE L'OPPOSITION

Quid alors de cette médiation entamée depuis septembre dernier, à travers le Collège de médiateurs, avec l'ensemble des partis de l'opposition, quand on sait que l'opposition a décidé de se charger elle-même du contrôle des élections ? Sur ce point, Valdiodio Ndiaye pense que cet acte posé par la mise en place de la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose), en dépit de la médiation initiée par la société civile, n'est pas une «absence de confiance» de leur part. Il estime, en fait, que «l'opposition est dans son rôle».

Mieux, faisant référence au Code électoral, il dira qu'il y a une place de choix pour l'opposition dans le dispositif de contrôle de tout le processus électoral. Donc, tout en magnifiant l'acte posé par les partis de l'opposition, il reste persuadé qu'à travers ce dispositif, l'opposition «est en train de récupérer ses prérogatives» édictées par le Code électoral. Ce qui ne ferait que compléter le dispositif pour une «traçabilité de l'ensemble des actions qui sont menées dans le cadre de ce processus électoral», se félicite-t-il.

LA SOCIETE CIVILE ETAIT REQUERANTE

Revenant sur leur implication dans la commission en charge du contrôle, les 7 personnalités de la société civile précisent qu'elles ont été demandeuses de cette intégration. En effet, Moundiaye Cissé a indiqué que cela n'a été que l'aboutissement d'un long processus de médiation entamée depuis septembre.

Il informe que le Collège de facilitateurs avait rencontré les «7 Sages» le 27 septembre dernier, pour solliciter son intégration dans ladite commission. Une demande acceptée par le Conseil constitutionnel, après avoir donné des gages de la mise en place de cette commission. Donc, pour Babacar Guèye et compagnie, «les personnalités sont cooptées et non nommées par le Conseil constitutionnel».

Précisant que leur implication est «bénévole et gratuite», ils ont laissé entendre qu'ils ne seront pas utilisés comme des «faire-valoir», tout en promettant la lumière sur le dispositif de contrôle des parrainages à la fin de leur mission d'observation. «Mais, jusqu'ici, ce que nous voyons nous rassure», tranquillise Moundiaye Cissé.

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