18 Décembre 2018

Sénégal: 70 ans de la déclaration universelle des droits de l'homme - La Raddho fait le proces de l'Etat du Sénégal

«La situation des droits de l'homme au Sénégal n'est pas stable», affirme le secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho) Sadikh Niasse. Il s'exprimait lors de la conférence publique sur le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, organisée hier, lundi 17 décembre 2018, au centre Malick Gaye (ex-Bopp).

Le thème de la rencontre est : «La Déclaration universelle des droits de l'Homme. Soixante dix (70) ans après, quel bilan au Sénégal et en Afrique ?»

Selon lui, «certes ils y a des progrès mais, dans plusieurs cas, on note des violations des droits de l'homme, notamment la censure de l'internet, la restriction de la liberté d'expression, l'interdiction des manifestations pacifiques». Il ajoutera à la liste la surpopulation des lieux de privation de liberté, les détenus vivent dans des conditions insoutenables. Il y a aussi des «souffrances auxquelles vous les journalistes ne faites pas attention comme l'accès à l'eau, le droit à l'éducation, les mariages précoces... »

LES TIC A L'EPREUVE DU RESPECT DES DROITS DE L'HOMME

Contrairement à la Déclaration universelle des droits de l'Homme, les droits numériques n'ont que six ans. Et beaucoup de personnes ne connaissent pas l'existence de ces droits et ce qu'ils doivent protéger, déclare le président de l'Association des utilisateurs des Tic (Asutic), Ndiaga Guèye.

Le président de l'Asutic qui prenait part à cette conférence relève que son association a deux objectifs: «comment utiliser les Tic pour améliorer et renforcer les doits numériques, la protection et la promotion des droits numériques au Sénégal. Les Nations Unies ont adopté des résolutions concernant les droits que sont: un internet ouvert et abordable; le droit à la protection, le droit à l'accès à l'information (l'Etat doit assurer l'information plurielle et indépendante); le doit à la sécurité (l'internet doit être sûr, il ne doit pas être un danger pour l'utilisateur).» Pour l'accès à l'internet abordable M. Guèye déclare que les opérateurs ont accepté de céder 3% de leurs revenus à l'Etat pour créer des fournisseurs d'accès là où le réseau n'arrive pas. Mais, force est de constater que, depuis 20 ans, il y n'a qu'une seule, celle de Matam.

Sénégal

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