18 Décembre 2018

Algérie: Plus d'un tiers des immigrants en Europe sont surqualifiés pour l'emploi qu'ils occupent

Paris — Plus d'un tiers des immigrants en Europe sont surqualifiés pour l'emploi qu'ils occupent, pour lesquels la reconnaissance de leurs qualifications est un grand défi, indique mardi un rapport de l'Unesco.

Publié à l'occasion de la Journée internationale des migrants, le document d'orientation produit par l'équipe du Rapport mondial de suivi sur l'éducation de l'Unesco et intitulé "Quel gâchis : assurer la reconnaissance des qualifications et des acquis antérieurs des réfugiés et des migrants", montre que plus d'un tiers des immigrants ayant un haut niveau d'instruction sont surqualifiés pour l'emploi qu'ils occupent, contre un quart parmi le reste de la population.

"Les systèmes de reconnaissance des qualifications et des acquis antérieurs ne sont pas à la hauteur des besoins : un immigrant sur huit en Europe cite l'impossibilité de faire reconnaître ses qualifications comme la principale difficulté rencontrée, bien avant la méconnaissance de la langue, les discriminations, ou les restrictions en matière de visas", a expliqué le rapport qui relève que des docteurs ou enseignants sont chauffeur de taxi.

Selon le conseiller principal pour l'éducation au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), certains migrants et réfugiés trouvent que les procédures pour faire reconnaître leurs qualifications sont si complexes qu'il leur est impossible de trouver le moindre emploi.

Des estimations font état, dans les pays de l'OCDE, que seules 30 % des titulaires d'un diplôme d'enseignement supérieur délivré en dehors de l'Europe ou de l'Amérique du Nord occupent un emploi hautement qualifié.

Moins de 15 % d'entre eux estiment que leur emploi est "en adéquation" avec leur niveau d'instruction.

Aux Etats-Unis, indique le document, près d'un immigrant sur quatre titulaire d'un diplôme post-secondaire se retrouve avec un emploi peu qualifié ou sans emploi. "Cela représente chaque année un manque de 39 milliards de dollars en termes de rémunérations et une perte de 10,2 milliards de dollars de recettes fiscales", a-t-on souligné.

"Les réfugiés ont encore moins de chances d'avoir avec eux des documents attestant leurs qualifications", a déclaré Manos Antoninis, directeur du Rapport mondial de suivi sur l'éducation, expliquant que "lorsque vous fuyez un conflit, emporter vos diplômes n'est pas la première chose qui vous vient à l'esprit".

Pour lui, les systèmes de reconnaissance doivent donc être "plus simples" et il faut réduire le nombre de démarches administratives demandées aux réfugiés.

Les enfants et les étudiants ne sont pas épargnés et sont eux aussi confrontés à des difficultés pour être placés à un niveau scolaire adéquat sans documents officiels.

A cet effet, l'Unesco annonce une nouvelle convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l'enseignement supérieur qui devrait être adoptée l'année prochaine.

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