Guinée: Une ONG de lutte contre la migration clandestine inaugure son siège à Conakry

18 Décembre 2018

A l'occasion de journée internationale de la migration célébrée le 18 décembre de chaque année, l'Organisation Guinéenne pour la Lutte Contre la Migration Irrégulière (OGMI) a inauguré ce mardi son siège à Conakry sis au quartier Bellevue marché 2 dans la commune de Dixinn.

La cérémonie a marqué la représentation de certaines organisations internationales qui interviennent dans la lutte contre la migration clandestine dans le monde. Notamment l'OIM et le PNUD.

Cette jeunes structure regroupe des jeunes guinéens qui ont tenté l'exil de façon clandestine mais malheureusement qui n'ont pas réussir leur rêve de se retrouver vers l'hexagone. Après avoir vécu une mésaventure en voulant traverser la méditerranée, ces jeunes sont rentrés au bercail, grâce à l'appui de l'organisation internationale pour les migrations (OIM).

Une fois au pays, ces jeunes se sont retrouvés pour créer cette structure qui va désormais intervenir dans le cadre de la lutte contre la migration clandestine.

Elle permettra de faire des sensibilisations aux près des jeunes guinéens de ne pas tenter de faire la migration de façon illégale en les expliquant aussi les effets et conséquence de ce phénomène. Elle contribuera également à conseiller des jeunes de monter des projets dont elle appuiera aux près des institutions à trouver des bailleurs de fond.

Avant de rentrer dans le but du sujet, la cérémonie a débuté par la projection d'un film où des migrants retournés témoignent les difficultés qu'ils ont rencontré dans le désert et dans la méditerranée de la Libye en voulant traverser pour l'Europe.

« Quand je suis parti en Libye, j'ai beaucoup souffert dans le désert. J'ai été emprisonné à maintes reprises avant d'être libéré.

On nous maltraitait là-bas, même pour gagner à manger, ce n'était pas facile. On nous faisait travailler dur. On violait les filles n'importe comment. Finalement, j'ai décidé de chercher comment rentrer en Guinée et grâce à l'OIM, j'ai pu me retourner.

Si on me demandait de le refaire, je ne le ferai pas parce que je sais ce que j'ai traversé. A un moment donné, j'avais cru que j'allais mourir. Dieu merci aujourd'hui, je suis de retour et je compte désormais travailler dans mon pays et pour mon pays », a témoigné un migrant

Pour sa part le président de l'OGMI, dans cette aventure, ils ont connu tant de mésaventures, des travaux inhumains avec un maigre salaire ou pas de salaire du tout, ils ont connu des injures, des blessures, ils ont fait des mois voire des années en prison.

« Nous les hommes, on a connu des tortures, les femmes ont connu des viols. Nous avons connu des exploitations sans pareilles, vendus comme des esclaves, les coups que nous avons subi matin, midi, soir pour le simple raison fait que nous sommes des migrants, à la recherche du bien être pour nous et nos familles. Ils nous ont traité de clandestins, juste parce que nous sommes des étrangers sur leurs terres », a renchéri Elhadj Mohamed Diallo.

Au-delà de cette initiative avec des migrants retournés, l'Organisation Guinéenne pour la Lutte Contre la Migration Irrégulière (OGMI) comptent élargir leur structure avec les non-migrants pour faire éviter ceux-ci aussi de tenter un jour de voyager de façon illégale.

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