Tunisie: L'Espérance se rachète... timidement

20 Décembre 2018

En effet, contre toute attente, le club émirati a déjà écrit en lettres d'or son nom dans les annales de la Coupe du monde des clubs en devenant le deuxième club arabe à atteindre la finale après le Raja Casablanca en 2013.

Au fait, ce ne fut pas une surprise si Al-Aïn a réussi à balayer de son chemin l'immense ambassadeur d'Amérique latine : le club argentin de River Plate qui vient juste de remporter la «Copa Libertadores» aux dépens de son frère ennemi, l'autre géant argentin Boca Juniors, au terme d'un duel musclé et historique joué au stade Santiago Bernabeu à Madrid.

C'est que Nadi Al-Aïn a eu le mérite d'étriller l'Espérance (3-0) après avoir furieusement renversé la table devant les Néo-Zélandais de Team Wellington aux tirs au but dans leur premier match au cours duquel ils avaient été distancés de trois buts à la mi-temps.

Tout le monde s'attendait à ce que les «Aïnaouis» allaient finalement s'effondrer devant les Argentins qui étaient rompus aux matches de très haut niveau. Leur accession en finale relevait du miracle pour certains. Détrompons-nous car ceux qui ont vu les deux matches disputés par Al-Aïn face à Team Wellington et à l'Espérance ont certainement constaté que l'équipe émiratie avait tout d'un grand challenger qui impose fortement le respect.

Al-Aïn : quelle application !

Après le match d'avant-hier contre River Plate, Al-Aïn a confirmé ses ambitions en jouant d'égal à égal face à l'ogre argentin qu'on croyait assuré d'atteindre la finale.

Mais le Goliath argentin s'est heurté à un David émirati qui lui a damé le pion aux tirs au but (5-4) après un match pleinement disputé (2-2) qui n'a pu divulguer le nom du finaliste au terme des cent vingt minutes de jeu chargées de suspense à couper le souffle.

Après avoir éliminé le champion d'Afrique et celui d'Amérique latine, Al-Aïn se trouve à un pas, remporter la Coupe du monde. Oui la Coupe du monde, pourquoi pas?

Quand une équipe possède un entraîneur de la trempe du Croate Zoran Mamic et des joueurs de la carrure du Japonais Tsukasa Shiotani, du Brésilien Caio Lucas, du Suédois Marcus Berg, de l'Egyptien Husseïn Shahat, et surtout du grand gardien émirati Khaled Eissa, ainsi que d'autres valeureux joueurs émiratis, elle sera sûrement un casse-dents pour l'autre finaliste de la joute, même s'il s'agit du Real Madrid.

Nadi Al-Aïn n'est pas un ensemble constitué d'individualités sans cohésion. Loin de là. D'ailleurs, ce qui fait la force de frappe de cette équipe qui fait déjà la fierté de tous les Arabes, c'est sa formidable application tactique et sa technique collective qui égale, sans l'ombre d'un doute, celle des grands clubs qui ne jouent que pour la consécration finale.

En plus de tout cela, la force de caractère et la confiance en soi que toute l'équipe émiratie possède laissent pantois. Ce qu'a fait Al-Aïn jusque-là est devenu un exemple à suivre pour tous les clubs arabes.

L'Espérance se rachète timidement

Quant à l'Espérance qui n'a plus à rougir désormais de sa défaite contre le grand Nadi Al-Aïn, nettement supérieur à elle à tous les niveaux, elle s'est rachetée, quoique timidement, en arrachant la cinquième place devant les Mexicains de De Portivo Guadalajara. Ce fut à l'issue d'un match médiocre terminé sur un score de parité (1-1) au bout duquel la chance a finalement souri aux «Sang et Or» grâce aux penalties (6-5). Ce fut sans grand mérite, puisque l'adversaire occupe la onzième place au championnat de son pays et que ses derniers résultats sont en gros décevants localement.

Quand même, cette cinquième place équivaut à un joli pactole de quatre millions et demi de dinars (1,5 million de dollars). On ne crache pas dessus ! Et ainsi les «Sang et Or» auront sauvé la face. Ils auront tout de même à procéder à une sérieuse évaluation de cette participation en vue de redorer, à l'avenir, le blason du football tunisien et africain. Celui des pays arabes étant magistralement honoré par Nadi Al-Aïn qui mérite un grand bravo !

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