28 Décembre 2018

Cote d'Ivoire: Recours en annulation des municipales à Grand-Bassam - Les avocats de Georges Ezaley expliquent les motivations

« M. Ezaley est un homme respectable. Il n'est pas fraudeur. Il n'a que la loi et les procédures légales pour boussole. C'est pour cette raison qu'il a formé un recours devant la Chambre administrative de la Cour suprême et se concentre sur ce qui est essentiel pour lui », a indiqué le jeudi 27 décembre 2018, Me Messan Tompieu membre du Conseil d'avocats Georges Philippe Ezaley.

Les avocats de M. Ezaley, Maîtres N'Dry Claver et Messan Tompieu se sont prononcés sur le thème: «les incidences lors des élections municipales à Grand-Bassam: Critiques et analyses juridiques des avocats ». C'était à Abidjan-Cocody, au siège du Pdci-Rda.

Pour les avocats de M. Ezaley, la question que leur client soumet à la Haute cour est de savoir si la sincérité du scrutin est altérée ou non. Aussi ont-ils soutenu que les motivations du recours de leur client est tiré des arrêts d'annulation N°171 du 6 juin 2016, 326 et 341 du 23 novembre 2018 rendu par la Chambre administrative de la Cour suprême.

Mes N'Dry et Tompieu ont fait remarquer que les violences qui ont émaillé le scrutin du 16 décembre 2018 ont entaché la sincérité de cette élection. Aussi diront-ils, ces violences ont eu pour effet « la non prise en compte systématique de plus de 6500 électeurs soit un peu moins de 20% de l'électorat de Grand-Bassam, alors que l'écart entre la liste conduite par Moulot Moïse Jean-Louis Coffi au regard des résultats proclamés et celle conduite par Ezaley Georges Philippe n'est que de 992 voix ».

Pour eux, la jurisprudence de la Chambre administrative de la Cour suprême est constante en la matière surtout quand des faits violences, comme ce fut le cas à Lakota, empêchent de nombreux électeurs d'exercer leur droit de vote, et surtout lorsque cette situation altère la sincérité du scrutin.

Les avocats de M. Ezaley ont tenu à faire savoir que leur client exerce son recours en annulation pour « l'honneur du droit et de la démocratie ». M. Ezaley, ont-ils précisé, s'en remet à la sagesse de la Chambre administrative de la Cour suprême, pour dire le droit.

« M. Ezaley demande ici et maintenant que cesse toute la campagne de diabolisation menée contre lui. Il n'est ni fraudeur, ni casseur, ni l'instigateur des violences à Grand-Bassam. Il ne peut pas organiser les casses et être victime de ces casses puisque les manifestants s'attaquent à ses biens privés », ont-ils conclu.

Cote d'Ivoire

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