30 Décembre 2018

Congo-Kinshasa: Joseph Kabila - « La RDC est non seulement une République, mais bien plus, une démocratie»

18 ans à la tête du pays, Joseph Kabila a dû, comme il est de coutume, prononcer sa dernière adresse à la Nation congolaise, samedi 29 décembre dernier. L'almanach de la CENI indique qu'il cédera les clés du Palais de la Nation à son successeur élu (Shadary, Tshisekedi ou Fayulu), le 18 janvier 2019. Le quatrième Chef de l'Etat congolais dit avoir légué à la postérité non seulement une République, mais aussi une démocratie. «Il n'y a pas de doute, la République Démocratique du Congo est non seulement une République, mais bien plus, une démocratie. Il s'agit là d'un deuxième acquis à préserver après celui nous légué par les pères de l'indépendance à savoir : un pays libre et uni », exhorte-t-il aux congolais de tous bords.

Discours d'adieu ou d'au-revoir ?

Deux rendez-vous électoraux ayant été manqués en 2016 et 2017, Joseph Kabila s'est donné l'agréable devoir d'organiser au pays hier, dimanche 30 décembre 2018, l'élection présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales à laquelle il n'a pas pris part, conformément à la Constitution congolaises. Si le souverain primaire a dû trancher en sa faveur, il n'est pas exclu que son potentiel successeur, Emmanuel Ramazani Shadary lui fasse honneur d'arracher le tendon d'Achille à tous ses principaux adversaires, en l'occurrence les opposants congolais Félix Tshisekedi Tshilombo et Martin Fayulu Madidi. Il sied d'indiquer que la tenue hier, dimanche 30 décembre 2018, des scrutins généralisés à travers l'étendue du territoire national, sans Béni, Butembo et Yumbi, est loin d'être une fin en soi. Les animateurs des institutions publiques s'assumeront jusqu'à nouvel ordre, le Chef de l'Etat y compris. A tout prendre, contrairement aux années précédentes où Joseph Kabila s'adressait à la Nation au réveillon de la Saint Sylvestre, cette fois-ci, il en a profité à l'aube des scrutins afin de faire d'une pierre deux coups. Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel est arrivé à son terme depuis décembre 2016 note, cependant, que l'organisation des élections n'est nullement une mince affaire en RD. Congo. « Il est évident qu'au plan politique, le défi majeur demeure l'organisation du troisième cycle électoral historique à plus d'un titre. Assumé à hauteur de 90 % en 2011, nous nous sommes engagés cette année pour la toute première fois de notre histoire à financer nous-mêmes, entièrement, notre processus électoral. Il s'agit pour nous d'un effort visant à soustraire notre pays des ingérences étrangères susceptibles de contrarier la volonté d'autodétermination de notre peuple», admoneste-t-il dans cette adresse qui se veut sa toute dernière avant de concéder son fauteuil présidentiel à l'élu-gagnant de la présidentielle tenue hier.

Quid du coût des élections?

Le Successeur politique et fils biologique du héro national, Mzee Laurent-Désiré Kabila, à la tête du géant Congo-Kinshasa depuis janvier 2001, Joseph Kabila partage l'avis de la nécessité de poursuivre des réformes institutionnelles en ce qu'il y a de la rationalisation des coûts opérationnels excessifs y afférents. « Vous ne me contredirez pas ; il reste à poursuivre des réformes Institutionnelles en vue de la rationalisation des coûts opérationnels excessifs des processus électoraux. Je rassure notre peuple que ce processus est véritablement le sien », renchérit-il. Oui. Joseph Kabila qui n'attend plus que la prestation de serment de son successeur élu, du reste, prévue pour le 18 janvier 2019, soit 48 heures après le recueillement des Kinois autour du mausolée de Feu "le soldat du peuple", Mzee Laurent Kabila, attire l'attention de l'ensemble des congolais sur la préservation des acquis démocratiques avant, pendant et après les scrutins tenus hier, dimanche 30 décembre 2018. Et, de soutenir que la CENI reste la seule institution habilitée à procéder à l'organisation des élections et, par ricochet, à donner le verdict.

Adieu 2018

En effet, l'année aura été longue, parsemée d'embuches protéiformes relatives à la crise sociopolitiques (confère le panier de la ménagère, les fluctuations des taux de change, les grèves à répétition etc.), mais aussi et surtout celles liées au processus électoral si crispé au regard du langage des sourds entre la CENI et les parties prenantes (machine à voter, fichier électoral, report du rendez-vous électoral du 23 décembre 2018, la mise à l'index de certaines circonscriptions électorales et consorts). Hélas ! En dépit de la douleur de l'enfantement, la mère exalte toujours de joie en voyant le nouveau-né. Dans le cas échéant, il est question de la tenue des élections et surtout de l'alternance démocratique dès ce premier mois de l'an 2019. Il importe, donc, de se tordre le cou en vue de la vérité des urnes et de la paix au pays et dans la région.

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