31 Décembre 2018

Sénégal: Emmanuel Desfourneaux - «Karim et Khalifa font encore partie de l'echiquier electoral de 2019»

Le président Macky Sall aurait échoué dans sa tentative de mettre hors de course deux potentiels adversaires politiques à la présidentielle de 2019, à savoir Khalifa Sall et Karim Wade. C'est que ce soutient le Directeur général de l'Institut de la Culture afro-européenne à Paris, Emmanuel Desfourneaux. Invité de l'émission Objection de la radio Sud Fm d'hier, le chroniqueur et juriste estime que ces deux candidats cités ci-dessus auront leur mot à dire, quoiqu'il arrive.

Ceux qui pensent que les candidats à la candidature de la coalition "Karim 2019" du Parti démocratique sénégalais (Pds) et de la coalition «Taxawu Senegaal ak Khalifa» sont totalement écartés de l'échiquier politique pour la présidentielle de 2019, peuvent déchanter. C'est ce que semble dire le Directeur général de l'Institut de la Culture afro-européenne à Paris, Emmanuel Desfourneaux, lors de l'émission Objection de la radio Sud Fm d'hier, dimanche 30 décembre. De l'avis de M. Desfourneaux, Khalifa Sall et Karim Wade «font encore partie de l'équation, de l'échiquier de la prochaine élection de 2019». Mieux, il reste formel «qu'ils auront leur mot à dire quoiqu'il arrive». C'est-à-dire, même si le Conseil constitutionnel invalidait leur candidature.

Sur les raisons d'une telle conviction, le chroniqueur et juriste estime que les poursuites judiciaires contre ces deux candidats à la candidature avaient pour but de les écarter de la course présidentielle. Pour lui, le chef de l'Etat, Macky Sall «n'a pas réussi à les écarter totalement». En réalité, poursuit-il, «ils font encore partie de l'équation électorale de 2019». En effet, il est d'avis que même si le Conseil constitutionnel écartait Khalifa Sall et Karim Wade de la course, ces derniers avaient encore «une carte à jouer». Même s'il rappelle que ces derniers croient encore en leur chance de participer aux prochaines joutes, il pense qu'ils peuvent se rallier à un autre candidat.

Concernant le cas du candidat du Pds, Emmanuel Desfourneaux trouve que le parti de Me Wade, à travers les manifestations, prouve qu'il connait bien son électorat. Mieux, il suppute que le Pds «est sans doute, l'un des partis politiques, où l'électorat est le plus discipliné». Ce qui supposerait, selon lui, «qu'ils suivront les consignes de Karim Wade et ça peut être décisif lors d'une élection, surtout au premier tour». Il n'écarte ainsi aucun scénario, surtout celui qui profiterait à Ousmane Sonko pour l'amener au second tour.

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