Sénégal: Retrait des élections au ministre de l'intérieur, 3eme mandat, cout réel du TER - Macky Sall lève le voile

Invité du Grand Entretien diffusé, ce 31 décembre, aussitôt après son discours à la Nation, le chef de l'Etat a tenu à apporter des clarifications sur certains points saillants de l'actualité politique. Aussi s'est-il prononcé sur le retrait du ministre de l'Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, de l'organisation des élections, sur sa supposée tentation de troisième mandat, ou autre coût réel du Train express régional (Ter).

L'opposition qui réclame à cor et à cri la nomination d'une personnalité neutre pour organiser les élections n'aura pas gain de cause auprès du chef de l'Etat.

Pour cause, Macky Sall n'envisage pas nullement la démission du ministre de l'intérieur Aly Ngouille Ndiaye. En grand entretien avec la presse, lundi 31 décembre, il a ainsi dit : « J'ai toujours combattu ceux qui disent que le ministre de l'Intérieur ne doit pas être politique ».

Macky Sall qui a démenti par suite avoir récusé Ousmane Ngom, a rappelé qu'il était victime des mêmes attaques alors qu'il exerçait les fonctions de ministre en charge de l'organisation des élections sous le président Abdoulaye Wade.

« Je ne le ferai jamais », affirmera-t-il en substance pour écarter toute démission d'Aly Ngouille Ndiaye. « Je ne suis pas là pour satisfaire les désirs de quelques personnes. (...). C'est un faux-débat. Tant que nous respectons l'Etat de droit, je ne vois pas pourquoi on va changer l'équipe », a ajouté le président de la République.

Profitant de cette même tribune, le président Sall soulignera qu'il n'a pas la haute main sur la justice pour pouvoir écarter des adversaires politiques. « Celui qui veut devenir chef d'Etat doit éviter de jeter l'opprobre sur le Conseil constitutionnel », a-t-il averti.

Quid de sa tentation supposée de troisième mandat ? Là aussi, Macky Sall s'est voulu clair. Aussi a-t-il mis le coude sur toute possibilité de briguer un 3ème mandat.

A ce niveau, le chef de l'Etat a rappelé l'esprit du référendum de mars 2016, pour dire que même s'il est réélu en 2019, il n'aura plus droit qu'à un seul mandat de 5 ans. « Je crois que c'est clair », a-t-il affirmé pour clôturer ce débat-là.

Pour la première fois, le chef de l'Etat s'est aussi prononcé sur la démission de Thierno Alassane Sall qui avait quitté la tête du département de l'Energie le 2 mai 2017, le jour où l'Etat devait signer un important contrat avec le géant pétro-gazier français Total.

Sur ce point-là, Macky Sall a sifflé la fin de la polémique en disant tout simplement que l'ancien ministre de l'Energie a été démis de ses fonctions. Non sans blanchir Total qui mène des explorations dans l'ultra-deep.

Concluant par ailleurs sur cette question des ressources naturelles découvertes au Sénégal, Macky Sall a relevé le profond intérêt de la Chine, le plus grand importateur de pétrole au monde en 2017.

Un intérêt manifesté d'ailleurs lors du passage à Dakar, le samedi 21 juillet 2018, du président chinois Xi Jinping. Quant au Train express régional (Ter), il coûterait, selon le président de la République, moins que ce qui est annoncé par ses adversaires politiques. Macky Sall a ainsi révélé que son coût actuel pour l'axe Dakar/Diamniadio se chiffre à 568 milliards de F Cfa.

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