Tunisie: Retard de l'approvisionnement de semences

3 Janvier 2019

- Le ministre a décidé d'ouvir une enquête à ce sujet depuis l'année dernière, et ce, après l'intervention de l'Utap.

La réunion périodique du bureau exécutif de l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (Utap), tenue le 28 décembre 2018, a été consacrée à l'examen de la situation agricole générale et la marche des campagnes et des filières de production, ainsi que les difficultés par lesquelles passe le secteur de l'agriculture et de la pêche. Dans ce cadre, le bureau exécutif exprime son soutien total aux mouvements de protestations pacifiques menés par les agriculteurs des différentes régions.

Le bureau exécutif approuve, en outre, leurs demandes légitimes et exprime son désarroi face à l'accroissement des problèmes et des pertes à cause de l'augmentation du coût de production et la hausse des prix des intrants, y compris de l'électricité. A cela s'ajoute les vols agricoles sans décider des compensations suffisantes aux sinistrés des catastrophes naturelles ni accorder l'intérêt qu'il faut aux dossiers présentés par les agriculteurs aux autorités officielles.

Une enquête ouverte

Le bureau exécutif de l'Utap attribue la responsabilité au ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche dans le retard de l'approvisionnement des agriculteurs en semences, après la fin de la campagne de semences. Le ministre a décidé, d'ailleurs, d'ouvrir une enquête à ce sujet depuis l'année dernière, et ce, après l'intervention de l'Utap. Les résultats de cette enquête n'ont pas encore été publiés, même si le retard est encore enregistré cette année, d'aprèrs l'organisation agricole.

D'autre part, le bureau exécutif appelle l'autorité de tutelle d'intervenir, en urgence, pour sauver les filières du lait et des tomates saisonnières destinées à la transformation par la publication du prix de référence couvrant le coût réel de la production avec une marge bénéficiaire équitable pour les producteurs et garantissant les intérêts de toutes les parties prenantes. Le bureau exécutif refuse totalement l'intervention des autorités concernées pour définir et limiter les prix en essayant de réduire la marge de manœuvre des agriculteurs lors du transport et de commercialisation de leur récolte, sous prétexte de lutter contre la spéculation et la régulation des prix et le contrôle des circuits de distribution.

Compte tenu de l'intensification du remous social et de la perturbation politique, ainsi que l'aggravation de la crise économique, le bureau exécutif prévient les autorités que le rétablissement de la confiance aux Tunisiens et la préservation et la protection du processus démocratique des risques encourus relèvent d'une responsabilité nationale impliquant les parties sociales et politiques. Cela exige, en outre, la poursuite du dialogue en tenant compte de l'intérêt suprême de l'Etat. Il s'agit aussi de donner l'importance aux vraies priorités du pays et de se pencher à traiter les dossiers de développement et de l'emploi pour améliorer les conditions de vie des citoyens.

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