Congo-Kinshasa: En visite, le chef de l'OMS se dit inquiet des troubles qui ont perturbé la riposte à Ebola

Photo: Monusco
En novembre 2018, le responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Ghebreyesus, fait vérifier sa température lors d'une visite à Beni, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo.
3 Janvier 2019

Le Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, s'est rendu en début de semaine dans les zones touchées par le virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) pour examiner la riposte à ce moment critique.

Les efforts pour mettre fin à l'épidémie se poursuivent après les récentes perturbations, mais de nouvelles interruptions pourraient avoir de graves conséquences, a-t-il averti dans un communiqué de presse publié jeudi par l'OMS.

Des troubles ont entraîné le vandalisme d'un centre de transit Ebola à Beni et de plusieurs autres établissements de santé la semaine dernière. L'insécurité a ralenti la vaccination et la surveillance épidémiologique et le suivi pendant plusieurs jours.

« Je suis préoccupé par l'impact des récentes perturbations à ce moment critique. Cette épidémie se produit dans le contexte le plus difficile imaginable. Pour y mettre fin, la riposte doit être soutenue et étendue, sans être compliquée davantage. Le virus Ebola ne pardonne pas et les perturbations donnent l'avantage au virus », a déclaré le Dr Tedros.

Au cours de sa mission de trois jours à Beni, Butembo et Komanda (31 décembre 2018 - 2 janvier 2019), le Dr Tedros a dressé le bilan de l'épidémie, passé du temps avec les communautés touchées et a personnellement remercié les intervenants pour leur dévouement. L'OMS emploie 380 agents dans le Nord-Kivu et l'Ituri, qui collaborent avec des centaines d'agents du ministère de la Santé et de ses partenaires.

Selon le chef de l'OMS, ces agents « sacrifient beaucoup », travaillant « d'arrache-pied depuis des mois, loin de leurs familles, pour lutter contre l'un des virus les plus meurtriers au monde dans un environnement dangereux ». « Je suis fier d'eux et je voulais leur dire cela personnellement pour les vacances du Nouvel An », a-t-il ajouté

Depuis le début de l'épidémie en août 2018, il y a eu 608 cas et 368 décès dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. À ce jour, plus de 54.000 contacts à haut risque et intervenants ont été vaccinés et presque chaque nouveau patient reçoit l'un des quatre traitements expérimentaux, une chose qui n'avait jamais été possible auparavant lors d'une épidémie d'Ebola.

Les principaux défis sont l'insécurité, les poches de méfiance parmi les populations touchées et la mauvaise prévention et le mauvais contrôle des infections dans de nombreux établissements de santé publics et privés.

En visite jeudi en Ouganda, pays voisin de la RDC, le chef de l'OMS a salué les autorités pour les mesures prises dans les districts à haut risque pour protéger le pays de l'épidémie d'Ebola ou la contrôler en cas de crise.

Ces mesures incluent notamment la vaccination des agents de santé aux avant-postes, le dépistage des voyageurs aux points d'entrée, la sensibilisation des communautés concernant les risques, et une surveillance renforcée.

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