Burkina Faso: Désolation après les affrontements intercommunautaires de Yirbou

Au Burkina Faso, le bilan des affrontements inter-communautaires qui ont suivi l'attaque du village de Yirbou, à 200 kilomètres au nord de Ouagadougou a été revu à la hausse hier, vendredi 4 janvier. Il est au total de 46 personnes tuées, selon le porte-parole du gouvernement. Un bilan encore provisoire qui suscite la consternation.

Le 1er janvier, des terroristes présumés avaient fait irruption dans le village de Yirbou. Ils y avaient assassiné le chef et six autres personnes. En représailles, les villageois se sont attaqués aux éleveurs peuls de la région faisant 39 victimes. Des chiffres communiqués ce vendredi par le porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou.

RFI a joint Mathias Ouedraogo, député de Sanmatenga (centre-nord du pays), la province où est situé le village de Yirbou. Il se déclare affligé.

« Mes sentiments sont des sentiments de tristesse et de désolation parce que, à ma connaissance, c'est la première fois que cela arrive au Burkina Faso. Au Burkina Faso nous avons la chance de vivre ensemble entre les différentes communautés. On n'a jamais connu ce genre de problèmes entre les populations».

Tous doivent travailler « à ce que la paix y revienne, à ce que les populations puissent se parler davantage », ajoute Mathias Ouedraogo car « L'objectif premier recherché par ces terroristes c'est d'opposer les populations entre elles pour mieux imposer leur idéologie et pour semer la terreur. Je pense que les populations doivent comprendre cela et se ressaisir rapidement pour cultiver la cohésion entre elles ».

Depuis les affrontements les populations vivent dans la crainte, elles « s'interrogent (sur) leur avenir. Elles se demandent comment sera demain. Il faut que les forces de défense et de sécurité soient sur place parce que certaines familles ont quitté les lieux ».

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Burkina Faso

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.