Cameroun: Lutte contre le SIDA - Le pays veut éradiquer la pandémie d'ici 2030

6 Janvier 2019

C'est l'objet de l'atelier de concertation des acteurs de la lutte contre le fléau, tenu le mois dernier à Yaoundé, avec la participation de l'Oms, de l'Unicef, et du ministère de la Santé publique.

"Accélération de l'accès aux traitements ARV au Cameroun : atelier de concertation des acteurs de la lutte contre le Vih /Sida sur l'atteinte des objectifs 90 - 90 - 90 d'ici 2030".

Voilà décliné, l'événement tenu les 13 et 14 décembre 2018 à Yaoundé a réuni plusieurs parties prenantes à lutte contre cette maladie qui décime des milliers de personnes au Cameroun.

Dr. Lago Hugues, Coordinateur Programmes de riposte Vih, tuberculose et hépatite, à la direction régionale de l'Organisation mondiale de la santé ( Oms) à Brazzaville au Congo.

"L'Oms a plusieurs axes d'action. Ce que nous constatons, c'est qu'au Cameroun, il y a beaucoup d'avancées.

La réponse au Vih avance, mais pas au rythme souhaité, avec un but précis fixé : atteindre l'objectif 2020 qui est le dépistage à la communauté. Le dépistage auprès des populations clés qui sont les populations au sein desquelles on trouve la plus grande charge de maladie de Vih ; suivre le traitement tel que prescrit par le médecin, de manière à ce qu'on reste sous traitement jusqu'à ce qu'il y ait une suppression virale.

Il faut aussi renforcer le lien entre ceux qui sont dépistés, l'hôpital et les partenaires. Le gouvernement devrait renforcer la disponibilité des équipements de façon à ce que la majorité des personnes qui sont sous traitement, aient accès à l'examen de contrôle de charge virale pour voir si le traitement est efficace.

A ce sujet, c'est vrai qu'on constate une sorte d'iniquité : certains patients ne payent rien (grâce à certains partenaires ), tandis que d'autres payent pour cet examen qui coûte 5 000 francs Cfa."

Dr. Savina. C. Ammassari, Directrice Pays Onusida

"On est encore loin, surtout en ce qui concerne la suppression de la variologie. Là où on doit encore faire beaucoup d'efforts. Le Cameroun a fait beaucoup de progrès pour ce qui est du dépistage, en le rendant disponible dans les hôpitaux de façon systématique, vers les populations clés.Les campagnes de sensibilisation menées, surtout en zones urbaines, ont augmenté le nombre de personnes sous traitement. Au cours de cet atelier, nous avons développé des stratégies pour faire connaître aux gens leurs statuts serologiques, et les mettre sous traitement. Il y a encore cependant beaucoup de stigmatisation. Il y a trop de personnes qui se savent seropositives, mais qui ne veulent pas venir prendre le traitement.A long terme si on ne prend pas le traitement, on ne pourra plus vivre comme les autres".

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