7 Janvier 2019

Sénégal: Présidentielle apaisée au soir du 24 février 2019 - Le Pr Mamadou Diouf livre sa recette

Selon le professeur d'histoire à l'Université de Columbia aux États-Unis, le principal défi de la prochaine élection présidentielle est l'organisation dans la plus grande transparence et le calme pour éviter la crise post-électorale. Invité de l'émission Objection de la radio Sud fm (privée) hier, dimanche 6 janvier, Mamadou Diouf a par ailleurs relativisé l'impact des réseaux sociaux dans cette prochaine élection présidentielle.

Organiser la prochaine élection dans la plus grande transparence et le calme, tel est le principal défi de l'élection présidentielle du 24 février, selon Mamadou Diouf, professeur d'histoire à l'Université de Columbia aux États-Unis. Invité de l'émission Objection de la radio Sud fm (privée) hier, dimanche 6 janvier, Mamadou Diouf est formel. «Que le président Macky Sall passe ou non au premier tour, il va falloir que les choses se passent dans la transparence pour éviter des crises post-électorales», a-t-il lancé. Poursuivant son propos, l'enseignant d'histoire à l'Université de Columbia aux États-Unis a invité tous les acteurs à œuvrer pour éviter les lendemains conflictuels. «Ceci est important et je pense que l'ensemble de la classe politique va effectivement, disons, s'engager à des élections transparentes, à accepter les résultats ».

A la question de savoir si le jeu de la transparence n'est pas faussé dès le départ du fait de l'absence de consensus dans le processus électoral entre acteurs politiques, le Pr d'histoire comme pour rassurer que rien n'est trop tard et que la situation n'est pas perdue, a fait remarquer que l'ensemble des obstacles notés dans le processus électoral seront contournés avec le vote des Sénégalais. «L'ensemble des obstacles notés dans le processus électoral seront contournés. C'est le vote des Sénégalais qui va départager les acteurs politiques si toutefois les gens acceptent de sortir pour aller voter en masse», a fait savoir le professeur Mamadou Diouf.

«Les Sénégalais ont énormément d'énergie, d'habilité pour contourner certaines situations, ils l'ont fait en 2000 et en 2012, ils peuvent donc le refaire. Il ne s'agit donc pas pour les recalés d'user d'autres voies alternatives par exemple en appelant à voter pour les candidats qui leur semblent porter leur position et défendre leur engagement », insiste encore le professeur à l'Université de Columbia aux États-Unis en faisant référence à la vague de contestations des candidats recalés au parrainage. Par ailleurs, interpellé par notre confrère Baye Oumar Guèye sur l'impact des réseaux sociaux dans la prochaine élection présidentielle, le professeur Mamadou Diouf a relativisé en déclarant que «les réseaux sociaux peuvent jouer un très grand rôle durant la campagne et au moment de la publication des résultats de la présidentielle comme en 2000 où le téléphone cellulaire avait joué un rôle super important dans la dissémination des résultats de bureaux de vote avant leur manipulation. Cependant, je ne suis pas convaincu que les réseaux sociaux peuvent être à l'origine d'une mobilisation qui imprime une dynamique très importante à la participation électorale ». Concluant son propos, il insiste encore en disant que «les réseaux sociaux jouent un rôle important mais la participation physique est aujourd'hui le caractère le plus déterminant dans la participation électorale dans nos pays».

PR MAMADOU DIOUF SUR LE RETOUR ANNONCE AU SENEGAL DE ME WADE : «Ca va forcément impacter le scrutin»

Le retour annoncé au bercail de l'ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, ne sera pas sans conséquence sur la prochaine élection présidentielle. L'avis est du professeur d'histoire à l'Université de Columbia aux Etats-Unis. Invité de l'émission Objection de la radio Sud fm hier, dimanche 6 janvier, Mamadou Diouf s'est dit d'avis que la présence du président Wade au Sénégal pourrait avoir des effets négatifs à la fois dans l'organisation de la prochaine présidentielle mais aussi dans les résultats de son successeur, Macky Sall, président candidat de la majorité à sa propre succession. «Quel que soit son projet, le retour du président Wade au Sénégal pourrait avoir des conséquences dans l'organisation de la prochaine présidentielle mais surtout dans les résultats de l'actuel président Macky Sall».

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