9 Janvier 2019

Sénégal: Nouvelles revendications des enseignants - Le SAEMSS engage la bataille

Sans occulter un dépôt de préavis de grève avant le 15 janvier, le Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (Saemss) entend mobiliser désormais ses énergies pour une nouvelle génération de revendications qu'ils vont consigner dans ce qu'il appelle la nouvelle plateforme revendicative.

«Ce serait un recul de reposer sur la table du gouvernement les mêmes revendications qui ont déjà fait l'objet d'un protocole signé le 30 avril 2018.

Nous sommes en plein dans le monitoring. Nous allons continuer l'encadrement du monitoring », a souligné d'emblée le secrétaire général (Sg) du Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (Saemss).

En effet, fait savoir Saourou Sène, le Saemss s'est engagé à l'élaboration d'une plateforme revendicative instituant une nouvelle génération de revendications dans le secteur de l'éducation.

« Nous étions en réunion hier (lundi 7 janvier, Ndlr) de secrétariat permanent pour tirer le bilan du bureau exécutif national (Ben). Nous avons mis en place une commission qui va travailler sur cette plateforme », explique Saourou Sène.

En rapport avec le nouveau contexte et les nouvelles préoccupations des enseignants, le Saemss veut orienter sa réflexion vers une proposition concrète sur la question du système de rémunération.

« Le budget de 2019/2020 doit porter une attention sur une nouvelle grille salariale dans l'administration pour corriger les iniquités », précise Saourou Sène. Sur la question des lenteurs administratives, le Saems va au-delà de la mise en place des guichets uniques.

Le syndicat veut que « la dématérialisation au niveau de la Fonction publique soit une réalité. Il y a une possibilité de dématérialiser le système car la technologie aidant pour l'avancement des actes.

C'est un combat de tous les agents de l'administration ». Autre point soulevé par le premier syndicat du moyen secondaire est la prime de risque.

Constatant des spécificités dans des zones dites déshéritées, Saourou Sène prend l'exemple de la localité de Niodior, une île située dans le Sine-Saloum, où les « enseignants traversent dans les pirogues pour rejoindre les lieux sans aucune sécurité.

Il y a un risque ». « Des primes existent chez les agents de la santé. Tous les services publics ont des pirogues, alors que les enseignants n'en ont pas », dit-il.

Dans le cas d'espèce des points inscrits dans le protocole d'accords du 30 avril 2018, le Sg du Saemss a laissé entendre que « le concours des passerelles professionnelles a été organisé. Nous avons jugé le quota très faible.

Le Premier ministre a indiqué, avant le prochain concours, qu'une discussion sera ouverte sur le quota. Deux ateliers ont été organisés pour la création du corps des administrateurs scolaires. Le rapport est déposé sur la table du Premier ministre.

Sur la question des maitres d'éducation physique, il faut reprendre le décret ». Saourou Sène explique ainsi le processus de prise en charge des points dans le cadre du monitoring.

Non sans annoncer que le Saemss va déposer un préavis sur la table du gouvernement, avant le 15 janvier.

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