Congo-Kinshasa: Présidentielle en RDC - Le scrutin vu depuis Brazzaville

Photo: congonouveau.org
Felix Tshisekedi, cadre de l'UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa

De l'autre côté du fleuve, à Brazzaville, les ressortissants de la RDC souhaitent que le processus électoral arrive à son terme dans la paix. Ils appellent au changement pour participer à la reconstruction de leur pays.

Article actualisé à 19h GMT. Les résultats ne sont pas encore connus à l'heure où nous bouclons nos éditions.

Les ressortissants de la RDC à Brazzaville croisent les doigts. Ils souhaitent que la vérité des urnes soit proclamée pour éviter d'embraser le pays.

"Nous suivons les médias chaque jour sur la situation de notre pays. Le conseil qu'on peut donner au président de la Céni Corneille Nangaaest est qu'il soit honnête. S'il n'y a pas la vérité, cela va entraîner un bain de sang", affirme un réfugié politique.

Un autre ressortissant de la RDC ajoute :

"Pour certains d'entre nous, cela fait des dizaines d'années que nous sommes à Brazzaville parce que nous avons des choses en commun. Si cela dégénère en RDC, il peut y avoir des répercussions ici et vice-versa. Ce que nous voulons, c'est qu'il y ait un véritable changement dans notre pays, un gouvernement responsable qui pense au bien-être de la population."

Malgré les décennies passées en exil à Brazzaville, ces Congolais de la RDC ne sont pas prêts d'oublier leur pays. Beaucoup espèrent rentrer au le moindre changement politique.

Une mère de famille explique son attachement à la RDC :

"J'ai mon cœur attaché là-bas, j'ai les membres de ma famille là-bas. Je n'aime pas vivre à l'étranger. On est à l'étranger parce qu'on n'a pas le choix, à l'intérieur il n'y a pas l'organisation, l'Etat n'existe pas, l'administration est morte, la justice n'existe pas dans ce pays. Le plus important pour l'instant c'est d'enlever ceux qui sont en place, ceux qui n'ont pas pu changer les choses en 17 ans de pouvoir, et nous ne voyons pas ce qu'ils pourront faire avec une 18ème année. Moi je n'y crois pas et beaucoup pensent comme moi."

Un demandeur d'asile conclut :

"Que n'importe quel candidat qui sera proclamé président de la République pense à nous qui sommes en exil. Nous rentrerions juste après son appel."

Selon les autorités, Brazzaville dispose d'un plan humanitaire et militaire en cas de troubles provoqués par le processus électoral à Kinshasa.

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