10 Janvier 2019

Tunisie: Objectif - Une presse à la hauteur de la révolution

Une première dans l'histoire de la presse tunisienne

Néji Bghouri a affirmé dans son allocution que cette convention-cadre des journalistes n'annule pas les dispositions en vigueur de la convention collective de la presse écrite. La conclusion de cette convention « historique » balisera la voie à une presse tunisienne de qualité, qui se doit d'être au rendez vous avec la démocratie naissante, qui respecte la déontologie du métier et qui garantit la liberté de presse, soutient-il.

En effet, constituée de 36 articles, la convention-cadre traite des droits sociaux et professionnels des journalistes toutes spécialités confondues. Elle fera office d'un socle commun pour les prochaines négociations sectorielles qui se focaliseront sur chacun des secteurs médiatiques, en l'occurrence les secteurs de l'audiovisuel, de la presse écrite et des médias publics. Parmi les principaux droits sociaux énoncés par la présente convention-cadre figurent un salaire brut de débutant fixé à 1400 dinars, un congé de maternité plafonné à 14 semaines ainsi qu'un quota minimal d'embauche des diplômés universitaires dans les spécialités de presse qui est fixé à 50%. « Nous ne sommes pas en train de fonder des privilèges pour le secteur, nous sommes en train de défendre le droit du citoyen à un média de qualité », souligne Néji Bghouri. À cet égard, il a affirmé que la liberté de presse ne peut pas fleurir dans la pauvreté et la précarité. « Malheureusement, la pauvreté ne touche pas uniquement les journalistes mais elle touche également les entreprises médiatiques. Une presse de qualité est tributaire du professionnalisme des journalistes et des entreprises médiatiques», soutient-il. Les droits d'auteur ainsi que la clause de conscience des journalistes figurent également parmi les droits professionnels stipulés par la présente convention-cadre.

Néji Bghouri a, en outre annoncé la signature d'une deuxième convention avec la Société nationale immobilière de Tunisie Snit, pour la réalisation d'un projet de logements au profit des journalistes.

Par ailleurs, le président du Snjt a affirmé que le syndicat est en train de négocier avec toutes les parties prenantes, la création d'un centre de sondage pour les chaînes télévisées qui se chargera de l'évaluation d'une manière juste et fiable du taux de pénétration des chaînes de télévision et radio. Il a également, souligné la nécessité de lancer un débat sur les politiques publiques des médias.

De leur côté, tous les représentants des parties signataires, notamment les représentants des chefs des entreprises médiatiques, ont affirmé leur soutien aux droits socio-professionnels qui ont été énoncés dans cette convention cadre. Il est à rappeler que la grève générale annulée a été annoncée suite au suicide du journaliste correspondant de Kasserine Abderrazak Zorgui.

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