11 Janvier 2019

Sénégal: Mame Thierno Dieng sur le déclassement d'une partie de la bande des filaos - «Il obéit à des interêts d'ordre public et repond aux normes de la loi et du code forestier»

Le déclassement d'une partie de la bande des filaos, à Guédiawaye, a récemment suscité des débats. Cependant, de l'avis du ministre de l'Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, ce déclassement obéit à des intérêts d'ordre public. Aussi, du point de vue des normes et de la loi, il est conforme au Code forestier.

Le ministre de l'Environnement a été interpellé dans le cadre de la journée de don de sang organisé par l'Amicale des chauffeurs de l'administration du Sénégal hier, jeudi 10 janvier 2019, au siège du ministère.

«Il faut replacer les choses dans leur contexte». C'est le ministère de l'Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, qui éclaire ainsi la lanterne autour du déclassement d'une partie de la bande des filaos à Guédiawaye.

Relevant que les gens n'ont aucune maîtrise de la genèse de cette forêt classée, il explique que «la bande des filaos a effectivement été implanté, arbre par arbre, depuis 1948 sur 450 km, de Saint-Louis à Dakar».

L'objectif était de répondre à la menace pressante des dunes de sable sur les maisons environnantes, mais aussi à la protection de la cuvette maraichère.

Mais, selon Mame Thierno Dieng, l'explosion démographique, le besoin d'ériger des habitats ou des édifices publics priment aujourd'hui sur cette nécessité de barrage contre l'érosion côtière.

Ce, d'autant plus que ce «déclassement, du point de vue de la loi, obéit à des intérêts d'ordre public», défend le ministre qui précise que les zones déclassées concernent les cimetières (chrétiens et musulmans), la mairie de Yeumbeul Nord qui a vu ses populations impactées par les tracés de la Voie de dégagement nord (VDN3), depuis 2013. A cela viennent s'ajouter, la mairie de Malika et les magistrats à qui l'Etat devait des parcelles.

Par ailleurs, de l'avis du ministre, il y a «une faille de l'administration», concernant l'attribution de 3 hectares aux magistrats, ou encore aux agents des impôts et domaines depuis 2012, dans la commune de Golf Sud.

Mais, soutient-il, il faudra relativiser car «du point de vue de la loi, ils ont un droit sur la terre qui leur a été attribué».

Même si, ajoute-t-il, cette «bande de filaos avait pour vocation de s'opposer à l'érosion côtière, celle-ci devait être combattue par d'autres moyens qui sont en train d'être mis en œuvre», il déclare que «les gens qui ont abattu ces arbres sont en parfaite conformité avec les exigences de la loi et du Code forestier».

Mieux, précise Mame Thierno Dieng, «il n'y a aucun promoteur privé qui dispose d'un centimètre carré», sur ces terres.

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