11 Janvier 2019

Cameroun: Dedicace - Les grassfields et le développement humain

L'ouvrage paru aux éditions Cerdotola et présenté le 9 janvier 2019 à Dschang étudie ce grand groupe humain dans toute sa diversité.

Alexandre Djimeli ne tarit pas d'éloges sur l'ouvrage « Les Grassfields du Cameroun: des fondements culturels au développement humain». Et pour cause, l'enseignant d'université estime que le livre dédicacé mercredi dernier à Dschang,région de l'Ouest, est un travail original. Il met en lien l'histoire et les langues des grassfields pour revisite rle vécu anthropologique de cet espace géographique du Cameroun dans son passé, son présentet son futur. La présentation de l'ouvrage s'est déroulée en présence du préfet de la Menoua, Balungeli Confiance Ebune. Contrairement à ce que certains pourraient penser, et même à une confusion qui est souvent faite, les grassfields rassemblent les régions del'Ouest, du Nord-Ouest, une partie du Sud-Ouest (le département du Lebialem) et même une partie de l'Adamaoua. Ces grassfields (peuples de savanes) présentent unecertaine unité écologique, réceptacle d'une multitude d'entités sociopolitiques qui ont en commun unfond culturel avéré. Et les sols y sont très fertiles.

A en croire les auteurs, Jean Romain Kouesso et Zacharie Saha, il est question à travers l'ouvrage de montrer que le développementd'un peuple ne peut être assuré convenablement pour son intérêt, que lorsqu'il prend en compte ses valeurs culturelles intrinsèques,c'est-à-dire qu'on tient compte de son histoire, de sa langue, de ses constructions ethnologiques, de son environnement, bref, de tout ce qui peut influencer l'identité du peuple, parce qu'il est question d'identité. « On met en relation les facteurs culturels par rapport aux problèmes du développement. On analyse tous les aspects du développement et on montre leur influence,leur incidence sur l'appropriation du développement humain. Lorsque nous parlons du développement humain, nous ne parlons pas de croissance, parce que le fait d'avoir les maisons, les voitures, ne veut pas dire qu'on est développé. Nous parlons de l'épanouissement des populations », précise l'enseignant d'université. L'ouvrage a été édité par le Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (Cerdotola). Dans cet ouvrage multidisciplinaire de 444 pages, on a des contributions entre autres de linguistes, d'anthropologues, de politistes, de spécialistes des sciences de l'environnement, d'archéologues, d'ethnologues...Les préfaciers sont Jean-Pierre Warnier connu pour ses multiples publications sur le Cameroun, et le Pr Sammy Beban Chumbow, président de l'Académie africaine des langues. Les deux s'extasient sur la richesse du contenu de l'ouvrage qui se parcour taisément. Le Pr. Lilian Lem Atanga, chef du département de linguistique et de langue africaine à l'université de Bamenda a apprécié l'ouvrage en émettant le voeu qu'il y ait une poursuite du travail, notamment sur l'aspect sociologique qui n'a pas été assez approfondi.

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