11 Janvier 2019

Burkina Faso: Criminalité faunique - Deux présumés trafiquants interpellés avec des peaux de cinq félins

Il s'agit de deux présumés trafiquants burkinabè qui ont tenté sans succès de commercialiser cinq peaux de grands félins notamment deux peaux de lions, une espèce partiellement protégée et menacée d'extinction, et trois peaux de panthères, espèce intégralement protégée selon Sibidou Sina, secrétaire général du ministère. Toujours selon ses dires, les lions de l'Afrique de l'Ouest constituent une population de quelques centaines d'individus et les panthères sont également menacées et de moins en moins présentes sur toute l'étendue africaine.

C'est suite à des informations parvenues au ministère en charge de l'environnement que la direction générale des Eaux et forêts a entrepris de « filer » ces deux individus qui essayaient d'aborder certaines personnes avec leurs marchandises. Dans une « prompte et intelligente » action, les agents des Eaux et forêts ont pu mettre la main sur ces individus avant qu'ils n'aient pu écouler les peaux des cinq félins.

Selon les conférenciers du jour, les peaux prévues pour être commercialisées proviennent du complexe WAP (W -Arly -Pendjari), réparti sur le Burkina, le Niger et le Bénin et, renferme la plus grande population de lions en Afrique de l'Ouest. A en croire le secrétaire général, vu les problèmes sécuritaires à l'Est du Burkina, il est à craindre que les différents trafics dont celui de la faune s'y développent « Au regard des problèmes sécuritaires de l'Est du pays, différents types de trafics, dont celui de la faune se sont développés avec la recrudescence du braconnage. Depuis le début de l'année, trois camps de tourisme cynégétique ont été détruits, de même que la base-vie du Parc d'Arly », a-t-il précisé.

« Nous sommes en train de dérouler des stratégies afin de pouvoir éradiquer cette question et réduire de manière significative ces genres de mauvais comportements qui peuvent nuire irréversiblement la conservation de la faune au Burkina » a ajouté Paul Djiguiemde, directeur général des Eaux et forêts. Il a aussi précisé que dans les zones de chasse, un safari lion peut coûter environ 10 millions de FCFA soit un minimum de 2O millions pour les deux lions abattus.

Pour l'instant, l'identité des deux personnes interpellées ne peut être révélée, les enquêtes étant toujours en cours. Aux dires de Sibidou Sina, ces « délinquants » saisis encourent une peine de prison de 5 ans ferme et une amende pouvant atteindre 5 millions de F CFA, selon la loi N 003-2011/AN du 5 avril portant code forestier au Burkina Faso.

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