12 Janvier 2019

Ile Maurice: UoM - Un nouveau cours d'Histoire plus «industry-friendly» à la rentrée

Réformer le cours d'Histoire. Lui donner une application plus pratique, comparé aux diplômes traditionnels. Et préparer les étudiants à l'embauche dans des institutions chargées de relayer des connaissances historiques au grand public. Ce sont là les ambitions du BA (Hons) Public History with Digital Media, un diplôme qui sera offert par l'université de Maurice (UoM).

Ce nouveau cours est en préparation à l'institution de Réduit et il pourrait être introduit au début de la prochaine année académique, indique Leo Couacaud, Head of Department of History and Political Science, à la faculté de Social Sciences and Humanities, à l'UoM. Ce cours sera différent des diplômes existants en Histoire, et sera orienté vers l'aspect académique. «Le nouveau diplôme a pour objectif de faire entrer l'Histoire dans le domaine public».

Le responsable cite en exemple le rôle des musées, des bibliothèques, des archives, «là où le grand public peut avoir accès aux connaissances sur l'Histoire de Maurice». Cela concerne aussi, note-t-il, les plateformes numériques des médias, les centres culturels, ainsi que l'industrie hôtelière, qui veut proposer des expériences différentes aux touristes. «Au lieu d'aller uniquement à la plage, les étrangers veulent aussi en savoir plus sur l'histoire et le patrimoine de Maurice. Les hôtels peuvent aussi avoir une part en aidant les touristes à mieux connaître le passé de l'île.»

Pareil contexte crée une demande pour des emplois qui servent à partager des connaissances historiques avec le grand public. «On essaie de préparer les étudiants à jouer un rôle de premier plan dans cette industrie émergente», indique Leo Couacaud.

Connaissances élargies

Le cours va se concentrer sur l'Histoire de Maurice et celle de la région océan Indien. Avec un intérêt pour l'Afrique, l'Inde et d'autres parties de l'Asie. Les connaissances plus pratiques des étudiants seront élargies grâce au volet «digital media». Selon le chargé de cours, les étudiants ne seront pas uniquement équipés en matière d'Histoire, mais aussi rodés à l'utilisation des technologies de l'information. «Ils pourront par exemple devenir des commissaires d'exposition dans des galeries, des hôtels».

Est-ce que l'arrivée de ce nouveau cours est une réponse aux critiques selon lesquelles les diplômés en Histoire peinent à trouver un emploi dans ce secteur ? «Oui et non», déclare le responsable du département d'Histoire et de sciences politiques. Oui, parce qu'il rendra le cours d'Histoire plus «pertinent». «On ne peut continuer à enseigner l'Histoire seulement en termes de dates et de personnages importants. Le diplôme traditionnel en Histoire prépare les étudiants à devenir des enseignants. Même s'ils n'obtiennent pas un emploi en lien avec ce diplôme, ces étudiants peuvent écrire des rapports, analyser une série de données».

Ou même, se plaît à imaginer le chargé de cours, les étudiants peuvent devenir des «consultants auprès des écoles, pour les conseiller sur les méthodes à adopter pour rendre la pédagogie plus attirante». Cela dit, Leo Couacaud reconnaît qu'il fallait aussi un diplôme davantage «industry-friendly». Car, si les étudiants sont intéressés par l'Histoire, «ils veulent que cet intérêt leur ouvre des perspectives dans les secteurs clés de l'économie».

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