14 Janvier 2019

Madagascar: Football / CAN 2019 - La sécurité, le principal défi de l'Égypte

La violence dans les stades constitue un véritable problème.

L'Égypte dispose des infrastructures sportives requises pour accueillir la CAN 2019. Par contre, les dirigeants maghrébins devront améliorer la sécurité durant l'événement.

Le Caire, Alexandrie, Port-Saïd, Suez ou encore Ismaïlia. Plusieurs grandes villes égyptiennes disposent de grands stades aux normes internationales. En ce qui concerne les infrastructures sportives, le pays des Pharaons est parmi les plus avancés en Afrique. Il l'a prouvé en accueillant déjà un tournoi à vingt-quatre équipes auparavant. C'était en 2009, à savoir la Coupe du monde des moins de vingt ans. S'il a été choisi aux dépens de l'Afrique du Sud, c'est également parce que sa candidature bénéficie d'un soutien gouvernemental indéfectible, comme l'a souligné Ahmad, président de la Confédération Africaine de Football. Par contre, une question revient en boucle depuis l'attribution de l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations 2019 à l'Égypte : qu'en

est-il de la sécurité ? Questionné sur le sujet, le numéro un de la CAF a confié qu'il n'était pas inquiet, comparant alors la situation actuelle à celle de la Russie, l'an passé : « Avant la Coupe du monde 2018, tout le monde avait peur des problèmes de sécurité en Russie. Mais cela leur a permis de travailler à fond pour qu'il n'y ait aucun incident. Le grand enjeu (pour la CAN), c'est de coopérer avec l'État afin qu'il s'engage à assurer la sécurité parce qu'ils ont des experts en la matière. »

Menace terroriste

Menace terroriste et violence dans les stades constituent les deux principales préoccupations, à environ 150 jours de cette CAN. Le 28 décembre dernier, trois touristes vietnamiens et leur guide local ont péri dans un attentat. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Les risques sont réels et pourraient dissuader une bonne partie des supporters d'aller en Egypte en juin, si la situation reste inchangée. Les autorités locales ont cinq mois pour maîtriser cette menace.

En 2012, soixante quatorze spectateurs sont morts durant une rencontre entre Port-Saïd et Al-Masry. En 2015, dix neuf individus ont perdu la vie durant des heures, à l'issue d'un duel entre Zamalek et ENPPI. L'on ne compte plus le nombre de matches de championnat qui se jouent à huis clos. Remédier à la violence qui gangrène le football local, voilà l'autre mission qui attend les dirigeants maghrébins. Des solutions apportées pour relever ces deux défis dépend la réussite de cette première CAN à vingt-quatre nations.

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