12 Janvier 2019

Sénégal: Manifestation de l'opposition à la place de la Nation - Le collectif des 25 charge Macky

Les membres du Collectif (C25) regroupant 25 candidats de l'opposition à la présidentielle 2019 étaient en manifestation à la Place de l'Obélisque ou Place de la Nation hier, vendredi 11 janvier 2019.

Objectif de la protestation : dénoncer «les manquements» concernant la loi sur le parrainage et la manière «nébuleuse» dont les juges du Conseil constitutionnel se sont comportés durant la phase de vérification des parrainages.

Une vérification qui a invalidé une vingtaine de listes de parrainage et consécutivement de candidatures au fauteuil présidentiel.

La bataille contre le pilotage du processus électoral par le régime en place continue de mobiliser les énergies de l'opposition à la Place de l'Obélisque.

Hier, vendredi 11 janvier, ce sont presque la totalité des candidats à la candidature pour la présidentielle de février prochain, à l'exception de quelques-uns, qui se sont donné rendez-vous sur cette place emblématique de la contestation politique pour dénoncer les « manquements » liés au pilotage du processus électoral.

L'application de la loi sur le parrainage et la manière dite «nébuleuse» dont la vérification technique des listes de parrainage a été opérée par les juges du Conseil constitutionnel ont été au centre des récriminations du Collectif dit des 25 candidats à la présidentielle ou C25.

Face à des militants et sympathisants qui ont répondu présents en assez grand nombre, ces leaders ont tiré à boulets rouges sur le « Macky » accusé de fomenter un véritable hold-up électoral au scrutin de février prochain. Hadjibou Soumaré, l'ancien Premier ministre du Sénégal et candidat recalé par les « 7 Sages » dira ainsi : «On ne refusait pas le parrainage. Ce qu'on ne voulait pas, c'est le vol dans le processus.

Ce que nous voulons, c'est le Sénégal de tout le monde. Mais nos gouvernants n'ont pas la capacité de diriger ce pays. Nous demandons nos droits parce que nous sommes des patriotes. Mais Macky est en train de créer des tensions dans ce pays».

Plus mordant, le leader de l'Act Abdoul Mbaye, ancien chef du gouvernement disqualifié lui aussi à l'issue de la procédure de contrôle des signatures de parrains, tonnera : «On a donné le pays à un Président spécial, qui a une seule spécialité... C'est à nous de le combattre. Il est temps de se rebiffer. Macky arrête».

Allant dans le même sens, le leader de Bok Gis Gis, Pape Diop, ancien président de l'Assemblée nationale, a regretté, de son côté, que l'opposition n'ait pu apporter une réplique adéquate au chef de l'Etat.

Aussi dira-t-il : «On a l'impression que le pays appartient à Macky. Et jusqu'à présent, il n'y a pas de réaction appropriée face à Macky.

Nous n'avons pas pu créer le déclic chez les populations. Si Macky est capable de tout faire pour remporter les élections. Il faut qu'on lui résiste au prix de notre vie nous aussi. Il faut engager le combat et cesser les discours».

Boubacar Camara de Jengu, recalé également par les « 7 Sages » appellera pour sa part le peuple à se lever contre le régime en place pour barrer la route au hold-up électoral que le régime du Président Macky Sall se préparerait à orchestrer.

L'opposition en sit-in à la Place de la Nation n'a pas manqué par ailleurs de remettre sur la corbeille des revendications la nomination d'une personnalité neutre pour l'organisation du scrutin de février prochain.

Toute chose que Macky Sall refuse obstinément en maintenant le ministre de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye à la charge d'organiser la présidentielle.

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