Congo-Brazzaville: Musique - La guitare de Master Mwana Congo ne résonnera plus

Le soliste et arrangeur congolais, décédé le 8 janvier à Brazzaville des suites d'une longue et pénible maladie, emporte avec lui la magie de l'instrument à cordes qui a longtemps été le signe identitaire de sa personne.

De son vrai nom Ignace Nkounkou, Master mwana Congo a été une virtuose de la guitare. Ses doigts agiles n'ont eu aucun secret, durant toute sa carrière, pour les cordes de sa guitare qu'il manipulait à son gré en produisant des sons phénoménaux. Musicien phare de l'orchestre Mando Negro Kwala kwa, dans les années 1960-1970, Master se distingua aussi par ses compositions telles "Massamba", "Brigitte", qu'il réalisa en solo à Paris dans les années 1980, sans oublier "Tika ndeko", "Marie Monique" et "Zwa ya bolole".

Dans les années 1980, il s'installe à Paris, la ville lumière où sa guitare devenue plus électrique et animée continue à faire merveille, accompagnant les rythmes soukouss et rumba de l'époque : Mountouari dans "Missengue"; Pamelo Mounk'a dans "L'argent appelle l'argent", "Ce n'est que ma secrétaire", "Amour à Noumakele", "Bouala ya mambo"... ; Théo Blaise Kounkou dans "Eden", "Belle Amicha", "Chouchou "... ; Ballou Canta, Tshala Muana , Abeti Masikini... Une période faste pour le soliste, qui fut le tour de presque tous les studios d'enregistrement de la capitale française en estampillant les disques vinyles de l'époque de ses partitions.

Rentré au pays, Master Mwana Congo, septuagénaire atteint de la terrible maladie d'éléphantiasis depuis près de dix ans, va lancer en 2018 un SOS auprès des autorités congolaises et des personnes de bonne volonté pour l'aider à bénéficier des soins appropriés. Peine perdue, le secours attendu ne viendra jamais jusqu'au jour fatal où Master quitte la terre des hommes. Il laisse sept enfants.

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