Mali: Les familles des bérets rouges craignent l'impunité

14 Janvier 2019

Les familles qui attendent la reprise du procès de l'ex-chef de la junte militaire Amadou Sanogo redoutent que la loi d'entente nationale n'immunise les auteurs des crimes. Elles exigent des avancées judiciaires.

Les parents des vingt et un militaires bérets rouges, disparus en 2012 et retrouvés quelques mois plus tard dans un charnier non loin de Bamako, réclament justice. Pour eux, le procès du chef de l'ex-junte Amadou Sanogo et de ses compagnons, inculpés dans cette affaire d'assassinat et de complicité d'assassinat, doit maintenant rapidement se tenir.

Les militaires maliens ont été retrouvés morts dans une fosse commune non loin de la capitale, Bamako. Une affaire dans laquelle le général malien Amadou Sanogo, auteur du putsch de mars 2012, est inculpé depuis novembre 2013.

Dans un communiqué rendu public jeudi 10 janvier, l'Association des parents et épouses des militaires assassinés rejettent la mise en application de la loi d'entente nationale qui pourrait, selon elles, cultiver l'impunité dans le pays. Cette loi, prévoit l'exonération des poursuites pénales contre les personnes ayant commis de crimes et délits punis par le code pénal et les conventions internationales ratifiées par le Mali.

Bien que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le viol soient exclus de son champ d'application, elle contient des mécanismes inadéquats pour garantir que les personnes responsables de ces crimes et d'autres graves violations des droits de l'homme et de droit international humanitaire perpétrées pendant la crise de 2012 ne soient pas exonérées de poursuites pénales.

C'est pourquoi les familles exigent qu'Amadou Sanogo et ses complices retournent rapidement devant la justice pour que les Maliens sachent comment et pourquoi leurs proches ont été tués.

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