Guinée: Accusé d'entretenir un réseau de fictifs, le Chef de Cabinet du Ministère de la Fonction publique réagit

16 Janvier 2019

Les Secrétaires Généraux du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et celui de l'Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) Aboubacar Soumah et Abdoulaye Sow ont accusé récemment certains cadres du Ministère de la Fonction Publique d'entretenir un réseau de fictifs. Parmi les principaux accusés figure, le Chef de cabinet dudit département.

A en croire Aboubacar Soumah du SLECG : « ils sont nombreux ces cadres qui souhaitaient pas à ce que la crise soit résolue. Ils ne veulent que l'argent qu'ils détournent leur échappe qui est pourtant l'argent des enseignants ; l'argent du contribuable guinéen qu'ils trichent.

Aujourd'hui, ils ont des villas partout et des immeubles qu'ils gèrent comme des champignons sur le dos de l'enseignant guinéen. On ne va plus accepter » a-t-il insisté.

De renchérir, Abdoulaye Sow de l'USTG a dit : « Nous sommes conscients que c'est des milliards et des milliards de francs guinéens qui tombent dans les poches d'un clan. Nous avons encore un autre problème, parce que pour démanteler ce clan, ce ne sera pas facile.

Ils sont bien structurés, il y a les Ministres, les Chefs de cabinet, des hauts cadres de l'Etat, au niveau de la Fonction Publique, des Finances, du Budget, des 3 départements du système éducatif. Ils sont tous impliqués dans ces cas de fictifs. Donc, nous avons un travail énorme à abattre. Mais, nous serons très vigilants », a-t-il rassuré.

Interrogé par notre rédaction, le Chef de Cabinet du Ministère de la Fonction Publique, Mohamed Traoré n'a pas voulu faire de commentaires sur cette accusation : « Je ne réponds pas à ces genres d'accusations, ils n'ont qu'à dire ce qu'ils veulent. Je ne suis pas prêts à les répondre » a-t-il dit.

De nombreux observateurs confirment, l'existence de nombreux réseaux dans les différents départements ministériels. Des réseaux qui sont entretenus par de hauts cadres de l'Administration publique.

Cela, depuis belle lurette. Par exemple, on peut lire sur la page facebook de l'ancien ministre des Guinéens de l'Etranger, Lucien Beindou Guilao « Traquer les fictifs, revient à démanteler un puissant réseau qui existe depuis 1985, bonne chance », l'actuel Directeur de l'Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnels (ONFPP) faisait allusion au point numéro 2 du protocole d'accord signé entre le SLECG et le gouvernement.

Ce point dit qu'il sera question de la création à compter du lundi 21 janvier 2019, d'une commission mixte gouvernement-SLECG-USTG en vue de procéder à l'assainissement du fichier des fonctionnaires enseignants.

Les économies réalisées après cet assainissement seront affectées sur le salaire de base sans aucune incidence financière et sans que cela ne traduise une augmentation de la masse salariale.

Les modalités de répartition en seront décidées en commun accord avec les acteurs concernés. Le gouvernement mettra à la disposition de cette commission les ressources nécessaires pour la réalisation de cette opération.

A suivre...

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