Afrique: Aide humanitaire - Le PAM prône les contributions flexibles

Pour faire face aux difficultés qu'elle éprouve dans l'accomplissement de sa mission d'aide humanitaire, l'agence onusienne a publié, le 16 janvier, un communiqué dans lequel elle sollicite auprès des Etats un financement flexible.

Justifiant la demande, le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, a spécifié que les contributions flexibles apportent à cette institution la liberté d'allouer son financement aux besoins les plus urgents et de répondre rapidement à la demande des réfugiés et personnes vulnérables, sans oublier le maintien de son assistance dans des pays en crises prolongées ou moins médiatisées. « C'est assez simple car, le financement flexible nous permet d'être plus rapides, performants et efficaces et d'avoir un impact maximal pour chaque contribution reçue », a-t-il dit, en soulignant que ces contributions issues des Etats permettront à l'institution d'atteindre aussi les personnes déplacées dans des zones difficiles d'accès et oubliées.

Pour l'agence onusienne, plusieurs gouvernements partenaires reconnaissent la valeur du financement multilatéral pour les opérations d'aides humanitaires. C'est pourquoi elle encourage plus de donateurs à lui accorder ce type de financement prévisible non affecté et utilisable sur plusieurs années.

Environ quatre millions de personnes assistées grâce au financement flexible

Selon le PAM, au Sahel, la disponibilité de financement multilatéral et flexible en début d'année lui a permis de préparer efficacement sa réponse à la pire période de soudure des quatre dernières années et d'assister plus de quatre millions de personnes, évitant ainsi une crise alimentaire majeure. Par ailleurs, des allocations régulières de financement flexible auraient aidé le PAM à maintenir son soutien à plus de neuf cents millions de réfugiés rohingyas au Bangladesh, d'étendre et de développer sa réponse à la crise migratoire en Colombie ou encore d'assister les communautés du sud de Madagascar affectées par une sécheresse sévère et prolongée.

Etayant les statistiques des contributions financières que le PAM a déjà eues auprès des Etats, David Beasley a signifié que son organisation a reçu un total de quatre cent quarante millions de dollars de contributions flexibles en 2018, soit 10% de plus qu'en 2017.

Respecter les accords du sommet humanitaire mondial de 2016

A en croire le PAM, un accord intitulé « Grande négociation » a été conclu au sommet humanitaire mondial de 2016. Les principaux donateurs mondiaux s'étaient engagés à augmenter progressivement la flexibilité de leur financement et d'amener à 30% la part globale de financement humanitaire flexible en 2020.

Cependant, comparativement à ces donateurs, les gouvernements qui accordent du financement multilatéral et non affecté restent encore à compter. D'autant plus que les contributions flexibles ont représenté seulement 6% des ressources totales du PAM cette année, bien en dessous des 20% atteints en 2002.

Cela peut s'illustrer par le fait qu'en 2018, la Suède, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Norvège, le Danemark, l'Australie, le Canada, l'Irlande et la Belgique ont montré l'exemple en accordant des contributions flexibles importantes au PAM. « La Suisse, l'Allemagne, la Belgique et le Canada ont été les principaux donateurs du Fonds de réponse rapide du PAM. Le financement le plus flexible du Programme qui permet de déployer une assistance d'urgence dans un délai de vingt-quatre heures à la suite de l'émergence d'une situation de crise », a conclu, le directeur exécutif du PAM.

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